Dix anecdotes insolites sur Nantes que vous ignorez peut-être

PATRIMOINE Le livre «Nantes en quête d'histoires, 500 anecdotes insolites» vient de sortir...

Julie Urbach

— 

Nantes, le 3 mai 2016, le centre-ville et l'église Notre-Dame-de-Bon-Port vus depuis le quai des Antilles et les anneaux de Buren
Nantes, le 3 mai 2016, le centre-ville et l'église Notre-Dame-de-Bon-Port vus depuis le quai des Antilles et les anneaux de Buren — Frédéric Brenon

Vous aimez étaler votre science sans pour autant vous prendre trop au sérieux ? Le nouveau livre (édition d’Orbestier) de Stéphane Pajot, sorti ce mois-ci, est fait pour vous. Le journaliste nantais y a compilé 500 anecdotes insolites sur l’histoire de la ville, dans un petit livre très facile à parcourir. 20 Minutes vous en a sélectionné dix.

1) L’avenue de la Grange-au-Loup a été créée après la chanson. Dans sa chanson «Nantes», sortie en 1964, Barbara évoque son père et cite une adresse : le 25 rue de la Grange-au-Loup. Mais cette rue n’existait pas à l’époque ! Elle a été inaugurée plusieurs années plus tard, à Saint-Joseph-de-Porterie. Une rue Barbara existe également, depuis, dans le même quartier.

2) Le petit beurre est un calendrier. 52 dents, comme le nombre de semaines que compte une année. 24 trous pour les 24 heures d’une journée. 7 centimètres, comme les 7 jours de la semaine. Hé oui, le petit beurre de LU, créé à Nantes, est (aussi) un calendrier !

3) Le quai de la Fosse était surnommé « quai de la Fesse ». Quartier portuaire, le quai de la Fosse a longtemps été appelé quai de la Fesse par les Nantais en raison du grand nombre de maisons closes qui s’y trouvaient. Des établissements fermés en 1946, à la suite de la loi Marthe Richard.

4) Cette petite rue qui commence au 26. C’est une petite rue, et pour cause… La rue Léon-Jamin, à deux pas du marché de Talensac, ne commence qu’au numéro 26 ! Une particularité qui existe depuis les bombardements de la seconde guerre mondiale, détruisant la première partie de la rue. Elle n’a jamais été reconstruite.

5) Un tramway est tombé dans la Loire. Incroyable mais vrai. Le 27 novembre 1905, un tramway (alors appelé Péril jaune !) a déraillé au bout de la rue de Strasbourg, rapporte Stéphane Pajot. La rame a plongé dans la Loire, qui coulait à l’époque devant le château des ducs. Une passagère a été noyée.

6) Le beurre blanc est un accident. Si beaucoup savent que le beurre blanc a été inventé dans la région par Clémence Lefeuvre, Nantes en quête d’histoires, 500 anecdotes insolites nous apprend qu’il s’agit en fait d’une sauce béarnaise ratée ! La patronne du restaurant La Buvette de la marine, à Saint-Julien de Concelles, aurait oublié l’estragon et les jaunes d’œufs pour accompagner son brochet.

7) D’où vient la chanson « Les prisons de Nantes ». Les prisons de Nantes remonte aux années 1654-1655. Elle aurait été écrite pour se moquer de Mazarin, qui avait envoyé le cardinal de Retz en prison lequel avait réussi à s’échapper. Pour la petite histoire, la fille de geôlier serait une pure invention.

Nantes, le 22 septembre 2014, restaurant-brasserie La Cigale
Nantes, le 22 septembre 2014, restaurant-brasserie La Cigale - Frederic Brenon / 20 Minutes

8) Du fromage pour coller la tapisserie de la Cigale. Vous y repenserez quand vous passerez devant la mythique brasserie de la place Graslin. La tapisserie de la Cigale aurait en effet été collée avec un étrange procédé, utilisé au Moyen-Age, appelé colle de fromage ! C’est de la caséine, une substance issue du fromage blanc et très adhésive, qui a été appliquée sur les murs.

9) Le premier train entre Paris et Nantes mettait… 9h30. Si vous vous ennuyez dans le TGV, imaginez les passagers du premier train, en 1851. Il reliait la capitale en 9 heures 30 sans compter les arrêts ! Il roulait alors à 45 km/h en moyenne, précise Stéphane Pajot.

10) L’île de Versailles a été habitée. On s’y promène aujourd’hui mais au XIXe siècle, 21 personnes habitaient sur l’île de Versailles, qui s’appelait île Legall. C’est d’ailleurs en référence au nom d’une propriété, qui comptait 38 maisons, que le lieu aurait changé de nom.

Nantes en quête d’histoires, 500 anecdotes insolites de Stéphane Pajot. Editions d’Orbestier, 9,90€.