Nantes: Le président de l'université justifie le recours aux forces de l'ordre pour les examens

EDUCATION Olivier Laboux a écrit ce mardi aux étudiants de l’université de Nantes…

F.B.

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Devant la halle de la Trocardière où se déroulent des examens du second semestre.
Devant la halle de la Trocardière où se déroulent des examens du second semestre. — F.Brenon/20Minutes
  • Lundi, les examens ont débuté sous protection policière à Nantes.
  • Le président de l’université a justifié cette intervention dans un courrier adressé aux étudiants.
  • « Au vu de la situation, je demanderai aux jurys d’examen de faire preuve de bienveillance. »

Au lendemain du coup d’envoi des examens du second semestre, le président de l’université de Nantes, Olivier Laboux, a écrit ce mardi aux étudiants de lettres, langues, sciences humaines et sociales pour justifier le recours à la police devant le centre d’examens de la halle de la Trocardière, à Rezé.

« Nous préférerions de loin ne pas avoir à faire appel aux forces de l’ordre, mais celles-ci sont malheureusement nécessaires alors que des étudiants sont intimidés et dissuadés de venir passer leurs partiels. Plusieurs personnels de l’université ont également été menacés physiquement et verbalement alors qu’ils accompagnaient des étudiants au moment d’accéder au site », justifie-il. L’université déposera plainte ce mardi, selon lui.

Il appelle « tout le monde à la retenue »

Olivier Laboux poursuit. « Chacun est libre de manifester pacifiquement. Chacun est libre de composer ou non, ou encore de rendre copie blanche. Chacun est libre également de se réunir et de débattre hors du centre d’examen, mais cela doit se faire dans le respect de tous ceux qui souhaitent composer dans le calme. Nous devons garantir à chacun la liberté de faire son choix. Notre démarche s’inscrit dans un principe essentiel : celui de la justice sociale. »

Il dit aussi regretter qu’une manifestante ait été légèrement blessée lundi au cours d’une charge policière à la halle de la Trocardière et appelle « tout le monde à la retenue ».

« Je demanderai aux jurys de faire preuve de bienveillance »

Pour finir, le président de l’université déclare que les difficultés de concentration exprimées par plusieurs étudiants convoqués à la halle de la Trocardière seront prises en compte dans la notation. « Nous avons bien conscience que les conditions actuelles ne sont pas optimales, mais elles ne sont malheureusement pas de notre fait. Je tiens à vous assurer que nous faisons tout notre possible pour les améliorer. Au vu de la situation, je demanderai aux jurys d’examen de faire preuve de bienveillance. »

En raison des blocus à l’œuvre depuis deux mois sur le campus du Tertre pour protester contre la loi Ore, l’université de Nantes avait décidé de délocaliser une partie des examens à la halle de la Trocardière, à Rezé.

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