Nantes: Les habitants appelés à fleurir leurs trottoirs pour la deuxième année consécutive

ENVIRONNEMENT Après une première édition réussie, l'opération « Ma rue est un jardin » lance son deuxième appel à projets ce vendredi...

Quentin Burban

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Julien Mingui, habitant de la rue de l'Abbé Boutet. Il a participé activement à la mise en place des parterres dans sa rue.
Julien Mingui, habitant de la rue de l'Abbé Boutet. Il a participé activement à la mise en place des parterres dans sa rue. — Q.Burban/20Minutes
  • « Ma rue est un jardin » propose aux citoyens de remplacer une partie de leur trottoir par des parterres de fleurs.
  • L'appel à projets débute ce vendredi et se clôturera le 1er juillet. Cette année, 121 projets seront retenus sur les 11 quartiers de la ville.

Et si votre trottoir devenait un peu votre jardin ? C’est le pari de « Ma rue est un jardin ». L’opération, lancée par la mairie de Nantes en 2016, propose aux habitants de remplacer une partie de leur trottoir par des parterres de fleurs. Il suffit de déposer un dossier (et évidemment que le projet soit retenu) pour que la mairie réalise les travaux d’aménagement et fournisse les fleurs. L’habitant, lui, s’engage en signant une charte à entretenir de manière régulière le terrain de jardinage de sa rue.

La ville de Nantes lance sa deuxième édition et propose aux habitants intéressés de déposer un dossier, à partir de ce vendredi. Ceux-ci ont jusqu’au 1er juillet pour fournir leur projet sur la plateforme  Nantes & Co. Ensuite, 121 idées seront retenues sur les onze quartiers de la ville. Les projets peuvent être individuels (particuliers, commerçants) ou collectifs (associations, groupe d’habitants d’une même rue).

L’exemple de la rue de l’Abbé-Boutet

L’année dernière, le projet de la rue de l’Abbé-Boutet du quartier Île de Nantes faisait partie de ces projets. Cette rue n’est plus ce qu’elle était. Il y a encore trois ans, la rue était jonchée de 50 véhicules garés sur un parking gratuit. Depuis la mise en place d’un stationnement payant, la rue a été désertée des automobilistes. Prenants conscients du potentiel de leur environnement, les habitants ont donc décidé de se la réapproprier en réalisant des parterres de fleurs.

« Mener ce projet nous a permis d’embellir notre rue. Nous avons pu planter des clématites, du romarin, des pommiers ou encore de groseilliers, affirme Cécile Dumont, responsable de l’Atelier Alisé (CCAS) et participante à ce projet collectif. Nous avons créé du lien avec nos voisins mais aussi un lien intergénérationnel car de nombreuses personnes s’arrêtent dans notre rue lorsque nous sommes en train de jardiner. » Le mouvement a tellement fédéré que les résidents ont décidé de lancer le Printemps des voisins.

Les acteurs de la végétalisation de la rue l'Abbé Boutet.
Les acteurs de la végétalisation de la rue l'Abbé Boutet. - Quentin Burban / 20 Minutes

200 formulaires de projets l’an dernier

« Nous tirons un bilan très positif de notre saison 2016/2017. Nous avons étudié un peu moins de 200 formulaires de projet, explique Thomas Quéro, adjoint au maire de Nantes. Nos choix pour accepter un projet portent principalement sur sa localisation, sa faisabilité. Nous nous engageons seulement sur des projets au long terme. Le but est de donner à d’autres l’envie de rejoindre le mouvement. Pour autant, il ne faut pas oublier que nous serons vigilants sur la façon dont ces projets en particulier peuvent améliorer la ville. »