Aéroport de Nantes: De nouveaux plans de protection contre les nuisances sonores à partir de 2019

TRANSPORTS L'Etat annonce que les plans de gêne sonore et d'exposition au bruit seront révisés d'ici à 2020. Un nouveau plan de prévention (PPBE) devrait également être mis en place...

F.B.

— 

Un avion se pose sur l'aéroport Nantes-Atlantique.
Un avion se pose sur l'aéroport Nantes-Atlantique. — Fabrice Elsner/20MINUTES

Les riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique et les élus des communes survolées par des avions à basse altitude réclamaient avec insistance une révision des procédures de protection contre les nuisances sonores. Ce sera chose faite à partir de 2019, annonce l’Etat ce vendredi.

Pour commencer, un nouveau Plan de gêne sonore (PGS), qui permet d’accorder des subventions pour les travaux d’isolation phonique des habitations, devrait être adopté au premier trimestre 2019. Ensuite, un nouveau Plan d’exposition au bruit (PEB), qui interdit des constructions dans secteurs trop exposés au bruit aérien, entrera en vigueur en septembre 2020.

Ces deux plans existent déjà mais leur périmètre n’a pas été révisé depuis plus de dix ans en raison de la perspective du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Or, depuis, le trafic a considérablement augmenté (les avions font toutefois un peu moins de bruit). Et l’abandon du transfert rend désormais urgent leur révision.

Un couvre-feu avant fin 2019 ?

Par ailleurs, l’Etat fait savoir qu’un Plan de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE) sera mis en place, pour la première fois, avant fin 2019. Ce plan, obligatoire lorsqu’un aéroport dépasse 50.000 mouvements d’avion par an, permet de déclencher des actions de protection directes, comme l’interdiction des vols de nuit par exemple.

Ce vendredi, entre 17h et 20h, deux collectifs de riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique (Coceta et Acsan) ont décidé de bloquer des accès au périphérique sud, au niveau de la porte de Grandlieu. Ils dénoncent l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et réclament les « compensations exemplaires » promises par l’Etat en janvier.

>> A lire aussi : L'aéroport saturé? Qu'en pensent les compagnies aériennes