Les boîtes ne mènent plus la danse

Guillaume Frouin

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La préfecture mène-t-elle une «guérilla administrative» contre les discothèques de Loire-Atlantique? Oui, à en croire certains patrons. Depuis peu, six d'entre elles n'ont pas eu de dérogation pour ouvrir au-delà de 2h: le SKS, le Raphia et le Calysto (Nantes), ainsi que le Bliss (Saint-Sébastien), le Looksor (Clisson) et le Moulin (Plessé). Ces trois dernières, qui ne sont pas situées à Nantes, doivent même fermer dès 1h. Ces restrictions sont telles que, pour s'en émouvoir, certains clubbers ont ouvert un blog et lancé une pétition sur Internet. Avec ses 300 signatures, celle-ci pourrait déboucher sur «une manifestation dans les rues de Nantes» si elle dépassait les 1.000, selon un de ses instigateurs.

D'après un patron de boîte, le «harcèlement administratif » date du 1er janvier, lorsque la préfecture a repris en main les horaires de fermeture des établissements. «Ils nous ont demandé de remplir un questionnaire, puis de constituer un dossier qui n'est jamais assez complet, se plaint celui-ci. Ils veulent faire des coupes franches dans les discothèques de la région. Mais, par exemple, au Looksor, le patron va devoir licencier ses 23 employés.»

«Sur les 41 discothèques en Loire-Atlantique, seules six ont traîné des pieds, rétorque Christine Naturel, chef du bureau des politiques de sécurité à la préfecture. Ce sont souvent des établissements qui ne sont pas sensibilisés à la sécurité routière. Il y aussi, chez eux, des problèmes de bagarres ou d'alcool.»

Pour lire l'interview complète de Christine Naturel, cliquez ici.

teenagers
Le Calysto va expérimenter, samedi, le premier «après-midi teenagers» nantais. Quatre heures (de 15 h à 19 h) de rap et de tecktonik... sans alcool. La discothèque de Chantenay s’est fait un nom dans le monde de la nuit grâce à ses soirées étudiantes Tonus.