Nantes: Le centre de soins dentaires du CHU fermé en raison de vapeurs nocives

SANTE Le centre de soins dentaires est fermé provisoirement afin de déterminer pourquoi le personnel tombe malade…

F.B.

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Le CHU de Nantes
Le CHU de Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Le centre de soins dentaires de l’Hôtel-Dieu est fermé jusqu’au 2 avril inclus.
  • Plusieurs agents se plaignent de maux de tête, saignements de nez ou affections respiratoires.
  • Des émanations de produits chimiques pourraient être en cause.

 

Situé à l’entrée du site Hôtel-Dieu, le centre de soins dentaires du CHU de Nantes est partiellement fermé depuis jeudi et le restera jusqu’à mardi prochain. Toutes les consultations (odontologie, orthodontie, orthopédie dento-faciale…) ont été annulées et reportées. Seules les urgences dentaires sont maintenues.

Cette fermeture provisoire a été décidée par la direction de l’hôpital par « principe de précaution » au regard de l’état de santé de plusieurs agents travaillant dans des salles consacrées à la stérilisation du matériel médical. La qualité de l’air des locaux semble être en cause. Une réunion extraordinaire du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) s’est tenue la semaine dernière.

« Manque de ventilation connu depuis des années »

« Plusieurs personnels travaillant dans ces pièces confinées ont été victimes de symptômes [saignements de nez, maux de tête, affections respiratoires, problèmes de peaux…]. Ils évoluent dans un milieu où des émanations de produits chimiques, probablement toxiques, se dégagent et se mélangent. Le manque de ventilation est connu depuis des années. Certains portent des masques mais ça ne suffit pas », explique Patrice Leluel, secrétaire du CHSCT et membre du syndicat CGT. 

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La direction évoque « l’utilisation de produits potentiellement irritants et allergisants». Des prélèvements d’air vont être réalisés cette semaine puis analysés afin d’évaluer la dangerosité des émanations dans ces locaux appartenant à l’université de Nantes, indique la CGT. En parallèle, un renforcement des outils d’extraction d’air est envisagé.

Mais le syndicat s’inquiète. « On ne voit pas comment la situation pourrait être améliorée d’ici à la semaine prochaine. Il faudrait des travaux conséquents pour ne prendre aucun risque avec la santé des agents concernés. Mais ni le CHU, ni l’université ne souhaitent mettre la main au portefeuille. »

« Les équipes du CHU de Nantes, en lien avec celles de la faculté dentaire de l'Université, mettent tout en œuvre pour accompagner au mieux cette situation et reprendre l’activité le plus rapidement possible », indique la direction du CHU.