Nantes: Le président de l'université annonce la réouverture du campus Tertre vendredi

SOCIAL Les bâtiments du Tertre ont été fermés à tous les étudiants et personnels ce jeudi, en réponse aux dégradations et occupations de locaux…

F.B.
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Des restes des des tentatives de blocus de la faculté de langues de Nantes.
Des restes des des tentatives de blocus de la faculté de langues de Nantes. — F.Brenon/20Minutes

Le campus du Tertre sera bel et bien ouvert aux étudiants, enseignants et personnels universitaires vendredi. C’est ce qu’a décidé ce jeudi soir le président de l’université de Nantes, « dans l’intérêt supérieur de nos missions d’enseignement et de recherche ».

Considérant que les « conditions de sécurité n’étaient plus réunies » après plusieurs dégradations et occupations de locaux émanant d’opposants au projet de loi relatif à l'orientation des étudiants, Olivier Laboux avait pourtant décidé de fermer tous les bâtiments du campus du Tertre ce jeudi.

Le campus du Tertre était vide ce jeudi 15 février 2018.
Le campus du Tertre était vide ce jeudi 15 février 2018. - F.Brenon/20Minutes

« Un moyen de museler la mobilisation grandissante »

Une mesure jugée « excessive » par plusieurs syndicats de personnel et d’étudiants. « Fermer les bibliothèques ou la fac de droit, c’est incompréhensible. Personne n’était en danger, il ne faut pas exagérer. Cette fermeture semble surtout être un moyen de museler la mobilisation grandissante à Nantes », déplore Emilie Bourdon, présidente du syndicat étudiant Unef, qui « condamne » toutefois les dégradations commises.

Entre 100 et 500 personnes ont participé aux dernières manifestations étudiantes contre le projet de loi. « De très nombreux étudiants se sentent concernés par le sujet, assure Hugo, du collectif InterAsso. Mais beaucoup ne soutiennent pas la méthode. Le contexte n’est pas sécurisant. »

Une « zadification » de l’université

Après l’occupation du bâtiment de la Censive et du château du Tertre pour soutenir les migrants en novembre, le président de l’université a dénoncé ce jeudi soir de nouvelles « occupations, dégradations et menaces » qu’il assimile à une « zadification de l’université ».

En clair, l’existence d’une « branche radicale » composée d’étudiants et de non-étudiants auteurs de « pratiques non- démocratiques » et défendant une « convergence des luttes qui n’a rien à voir avec la cause initiale ». « L’université doit rester un lieu de débat et de confrontation des idées, ajoute Olivier Laboux. Mais il est inacceptable qu’une centaine d’étudiants impose son opinion à des milliers d’autres. »

Le château du Tertre de l'université de Nantes occupé par un collectif de soutien aux migrants.
Le château du Tertre de l'université de Nantes occupé par un collectif de soutien aux migrants. - F.Brenon/20Minutes

Souhaitant un « retour au calme », il demande donc que « l’ensemble des bâtiments soient de nouveau accessibles », y compris la Censive et le château du Tertre où des migrants sont hébergés. « La situation ne pouvait être que transitoire. Nous demandons à Mme la préfète de trouver une solution acceptable pour ces migrants », précise le responsable des facultés.