Notre-Dame-des-Landes: Les collectivités réclament 29 millions d'euros de remboursement à l'Etat

ABANDON DU PROJET D'AEROPORT Les six collectivités ayant financé une partie du projet d’aéroport demandent le versement d’une somme de 29 millions d’euros…

F.B.

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Image de synthèse de l'ex-futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Image de synthèse de l'ex-futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. — ©JFA
  • Le transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique est abandonné depuis le 17 janvier, sur décision de l’Etat.
  • Le montant réclamé par les collectivités correspond à la somme des avances remboursables déjà dépensées.

Près d’un mois après le renoncement gouvernemental à transférer l'aéroport Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, les collectivités locales mettent clairement la pression sur l’Etat. Le syndicat mixte aéroportuaire (SMA), qui réunit les collectivités finançant le projet d’aéroport, a en effet fait savoir ce mardi qu’il demandait au Premier ministre de restituer la somme de 29,17 millions d’euros.

Ce montant correspond aux avances remboursables versées entre 2011 et 2013 par les régions Pays-de-la-Loire et Bretagne, le département de Loire-Atlantique, Nantes métropole et les communautés d’agglomération de Saint-Nazaire et Guérande, « conformément aux conventions de financement de la plateforme aéroportuaire et sa desserte routière ».

Réponse d’ici deux mois ou action en justice

Les collectivités précisent qu’elles ne veulent pas attendre six mois, délai de concertation évoqué par la ministre des Transports lors de sa venue à Nantes fin janvier. « Sans réponse de l’Etat d’ici deux mois, le SMA sera fondé à saisir le tribunal administratif pour faire valoir ses droits », prévient-il.

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Philippe Grosvalet, président PS du conseil départemental et président du SMA, rappelle que le Premier ministre avait annoncé que les collectivités locales seraient accompagnées et bénéficieraient de « compensations exemplaires ».

« Ce remboursement constituera un premier signe positif des intentions du gouvernement de respecter les engagements qu’a pris le Premier ministre devant la France entière le 17 janvier vis-à-vis des habitants et des territoires du Grand Ouest », espère Philippe Grosvalet.