Loire-Atlantique: Le nombre de morts sur les routes n'a jamais été aussi bas

SECURITE ROUTIERE En revanche, le volume d'accidents et de blessés ne diminue pas...

Frédéric Brenon

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Des pompiers désincarcèrent une voiture au cours d'un exercice simulant un carambolage.
Des pompiers désincarcèrent une voiture au cours d'un exercice simulant un carambolage. — G. VARELA / 20 MINUTES
  • Avec un total de 59 tués, l'année 2017 aura été la moins meurtrière en Loire-Atlantique.
  • Le nombre de blessés augmente légèrement par rapport à 2016.
  • La vitesse, l'alcool et l'usage du téléphone au volant sont pointés du doigt.

 

Quelque 59 personnes ont trouvé la mort sur les routes de Loire-Atlantique en 2017, selon les chiffres mis en ligne par la préfecture. C’est 14 décès de moins qu’en 2016 (-23 %). C’est aussi le plus faible total connu dans le département. « Une amélioration significative après deux années noires » se réjouit la Ligue contre la violence routière. « Autant de vies sauvées », se félicite la Prévention routière.

Pour autant, pas question pour les deux associations de crier victoire. Car les autres éléments du bilan 2017 sont moins positifs. Le volume d’accidents (647 en un an) est stable. Et les blessés ont été un peu plus nombreux (+2 %).

« Il y a un relâchement des comportements »

« L’accidentologie ne descend pas. C’est une tendance de fond inquiétante. On voit bien qu’il y a un relâchement des comportements sur la route », déplore Stéphane Tiret, directeur régional de la Prévention routière. « Les vitesses sont excessives et les éléments distracteurs, l’usage du téléphone principalement, augmentent. Cela se vérifie par le nombre alarmant d’accidents individuels, c’est-à-dire ceux sans intervention d’un tiers », relève Claude Chabot, vice-président de la Ligue 44 contre la violence routière.

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Dans le détail, près de 60 % des tués ont moins de 45 ans. Les automobilistes (60 % des tués) et les motards (20 %) sont les principales victimes d’accidents mortels. Le nombre de morts chez les piétons et cyclistes régresse.

Routes départementales meurtrières

« On a toujours une consommation d’alcool plus importante que dans d’autres régions, avec des taux d’alcoolémie parfois très élevés, souligne Stéphane Tiret. C’est un phénomène massif qui traduit non seulement un problème social mais aussi une méconnaissance des effets de l’alcool, surtout chez les jeunes. »

Le dimanche est le jour le plus meurtrier, de même que la tranche horaire 18h-21h. La grande majorité des accidents mortels surviennent sur les routes départementales. « Ce constat n’est pas nouveau. Il donne raison à l’annonce ministérielle sur l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes à double sens », estime Claude Chabot.

La préfecture de Loire-Atlantique dressera un bilan de la sécurité routière ces prochains jours.