Nantes: Des riverains de l'aéroport vont brûler leurs cartes électorales samedi

NOTRE-DAME-DES-LANDES Une manifestation est organisée samedi à 11h30 devant la mairie de Saint-Aignan, où doit être reçue la ministre des transports Elisabeth Borne...

Julie Urbach

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Une carte électorale.
Une carte électorale. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

« C’est une trahison. Macron a tout simplement rayé notre commune de la carte. » Huit jours après l’annonce de l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, la pilule n’est toujours pas passée chez ceux qui soutenaient le transfert de l’aéroport. Joël Sauvaget, habitant de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, où se situe l’aéroport Nantes-Atlantique, en fait partie. Avec son association, le Collectif citoyen engagé pour le transfert de l'aéroport, il appelle samedi à une manifestation devant la mairie. La ministre des transports Elisabeth Borne doit y être reçue vers 12h par l’édile de Saint-Aignan, après de premiers entretiens à Nantes, un peu plus tôt dans la matinée.

« Nous essayerons de la croiser pour lui montrer notre colère, explique Joël Sauvaget. Nous appelons les citoyens dont le vote au référendum n’a pas été respecté à venir munis de leurs cartes d’électeur, qu’ils pourront brûler sur place. Une urne en forme de cercueil sera présente, pour le symbole. » Un millier de riverains et soutiens sont espérés.

« Des mensonges »

Dominique Boschet, le président de l’association contre le survol se joindra au mouvement. « Nous demandons maintenant au gouvernement de nous expliquer comment il compte protéger les riverains des nuisances, tout en agrandissant la piste pour rendre l’aéroport plus performant. Je pense qu’on peut attendre la réponse très longtemps… »

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Elisabeth Borne, qui s’est déjà entretenue avec plusieurs élus de Loire-Atlantique la semaine dernière, a été chargée par le Premier ministre de se pencher sur les moyens d’agrandir l’aéroport actuel, mais aussi de mettre les infrastructures du grand Ouest en réseau. Elle doit également réfléchir à l’amélioration des liaisons ferroviaires.

« Elle va prendre conscience de tous les mensonges autour de la faisabilité du réaménagement, et rien ne se fera dans les dix prochaines années, car c’est impossible, prédit Joël Sauvaget. Au final, on va tuer Nantes-Atlantique alors que cet aéroport, en pleine expansion, a besoin de se développer. »

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