Nantes: L'agrandissement de l'aéroport pourrait coûter 450 millions d'euros, payés par les compagnies

ABANDON DE NOTRE-DAME-DES-LANDES La ministre des Transports pense que ce sont les compagnies aériennes qui paieront principalement la facture…

F.B. avec AFP

— 

Des passagers débarquent d'un avion parqué sur le tarmac de l'aéroport de Nantes le 2 avril 2013 à Bouguenais, en Loire-Atlantique
Des passagers débarquent d'un avion parqué sur le tarmac de l'aéroport de Nantes le 2 avril 2013 à Bouguenais, en Loire-Atlantique — JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP

Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes étant officiellement enterré, quel serait le coût de modernisation de l’actuelle plateforme Nantes-Atlantique ? La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a donné des éléments de réponse ce jeudi. Le coût de l’aménagement de l’aéroport est évalué à environ 450 millions d’euros, selon elle.

« Aménager un aéroport à une piste coûte moins cher que de créer un aéroport à deux pistes », a déclaré Elisabeth Borne au micro de Franceinfo, indiquant que les travaux seront « de l’ordre de 450 millions d’euros, y compris l’amélioration de la desserte de Nantes-Atlantique ».

« Financés par le trafic aérien »

Qui paiera ? Principalement les compagnies aériennes, répond la ministre. « Les investissements ont d’abord vocation à être financés par le trafic aérien. Les compagnies aériennes ont vocation à payer les coûts d’investissement », a-t-elle souligné.

>> A lire aussi : Pourquoi l'aéroport Nantes-Atlantique a besoin d'être réaménagé

Pour rappel, l’option de réaménagement de Nantes-Atlantique avait été estimée « entre 365 et 460 millions » d’euros par le rapport des médiateurs remis mi-décembre au gouvernement.

De meilleures liaisons TGV entre Nantes et Roissy ?

« Les habitants du Grand-Ouest auront des dessertes aériennes avec l’ensemble de l’Europe dans les plateformes du Grand-Ouest » et auront une connexion avec les hubs parisiens pour les vols lointains, a indiqué Elisabeth Borne, estimant pouvoir certainement « fluidifier » les liaisons directes en TGV entre le Grand-Ouest et l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle.

>> A lire aussi : Des discussions vont être engagées avec Vinci après l'abandon de Notre-Dame-des-Landes