Notre-Dame-des-Landes: Des contrôles et interdictions de transport aux abords de la ZAD

ABANDON DU PROJET D'AEROPORT La gendarmerie vérifie que des matières dangereuses ou objets pouvant constituer une arme n'entrent pas sur la ZAD...

Frédéric Brenon
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Contrôles de gendarmerie à Notre-Dame-des-Landes.
Contrôles de gendarmerie à Notre-Dame-des-Landes. — L.Venance/AFP

Au lendemain de l'abandon officiel du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la ZAD reste sous surveillance des forces de l’ordre. D’importants moyens de gendarmerie ont été déployés, en périphérie de l’ex-futur site aéroportuaire, pour contrôler les véhicules.

La préfète de Loire-Atlantique a en effet annoncé ce jeudi qu’elle avait signé cinq arrêtés préfectoraux interdisant le transport de « matières dangereuses » ou « d’objets pouvant constituer une arme ». Sont concernés les armes de chasse, munitions, mais aussi le carburant, le gaz, les produits inflammables ou les pétards.

« J’irai en personne vérifier que la route est libérée »

L’objectif étant de veiller à ce que les occupants illégaux du site ne s’équipent pas davantage après la demande du Premier ministre d’un « retour à l'état de droit » sur la zone. Les autorités attendent des occupants qu’ils montrent des signes de bonne volonté en libérant « rapidement » la route départementale 281, obstruée depuis cinq ans par des obstacles en tous genres (pneus, carcasses de véhicules, barricades en bois).

A Notre-Dame-des-Landes, la route D281 est obstruée depuis 2012 par de multiples chicanes.
A Notre-Dame-des-Landes, la route D281 est obstruée depuis 2012 par de multiples chicanes. - L.Venance/AFP

« J’irai en personne, la semaine prochaine, vérifier que la route est libérée et qu’on peut y circuler librement, annonce la préfète, Nicole Klein. Je suis confiante. Les associations ont indiqué qu’elles feraient vite le nécessaire. Le maire de Notre-Dame-des-Landes a exprimé la même volonté. »

Lorsque la route sera dégagée, la préfecture demandera au conseil départemental de lever l’interdiction de circuler qu’il avait pris à titre préventif.

« Les routes, elles appartiennent à tous. Le premier signe de retour à l’état de droit, c’est la circulation sur les routes », insiste la préfète.

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