Notre-Dame-des-Landes: «Il y aura le retour à l'Etat de droit sur la ZAD», assure la préfète

AEROPORT La préfète de Loire-Atlantique fait le point sur la décision qui s’annonce et ses conséquences sur la ZAD…

Frédéric Brenon

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Nicole Klein, préfète de la région Pays de la Loire et du département de Loire-Atlantique.

Nicole Klein, préfète de la région Pays de la Loire et du département de Loire-Atlantique. — F.Brenon/20Minutes

  • Selon les services de l’Etat, 95 squats « construits ou occupés en dehors des règles » sont recensés sur la ZAD.
  • Les forces de l’ordre travaillent sur deux scénarios en fonction de la réalisation ou non de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

Interrogée ce jeudi sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, a confirmé qu’une « décision mûrement réfléchie » sera rendue par le gouvernement d’ici au 30 janvier. Elle a aussi assuré qu’il n’y aurait plus d’occupants illégaux et activités contraires à la loi sur le site, quel que soit le scénario.

« Une fois que la décision sera prise, il y aura le retour à l’Etat de droit sur la ZAD, promet-elle. L’Etat de droit c’est la liberté de circuler [référence à la route RD 281 obstruée par des chicanes), c’est s’inscrire dans la société dans laquelle on vit, où l’on respecte les règles, comme les autres. »

« On travaille depuis des jours et des jours sur les deux scénarios »

Selon les services de l’Etat, 95 squats « construits ou occupés en dehors des règles » sont recensés sur la ZAD. « Tous sont illégaux. Ces squats ont vocation à être démantelés », indique la préfète.

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L’Etat prendra ses responsabilités, répète-elle. « Si on fait l’aéroport, c’est une évacuation totale. S’il ne se fait pas, c’est une problématique un peu différente. Les forces de l’ordre travaillent sur les deux scénarios. On travaille depuis des jours et des jours sur les deux scénarios. Il y a une réflexion approfondie sur ce qu’il faut faire, comment il faut le faire. La question du temps se pose aussi. Sur la ZAD, il y a des gens qui y habitent, des exploitants agricoles, des gens qui sont venus les rejoindre. C’est très très compliqué. »

La décision, un « moment très difficile »

A titre personnel, Nicole Klein confie que cette décision qui s’annonce sera un « moment très difficile ». « Parce que ce n’est pas seulement un sujet d’aménagement, c’est aussi un sujet d’ordre public. L’ordre public ça peut toucher la vie humaine. »

Elle poursuit. « Moi ce qui me frappe, c’est le côté passionnel, presque irrationnel, du dossier. Avec des difficultés pour certains d’envisager que ça puisse se faire ou ne pas se faire. Je sais que ça va me causer beaucoup de travail mais c’est bien qu’une décision soit prise. Tout le monde l’attend. »