Nantes: La ville demande une étude sur la dangerosité des terrains synthétiques

SANTE Accusés d'être cancérigènes par plusieurs études, les terrains synthétiques restent autorisés à la pratique du football...

F.B.

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Un terrain de football synthétique, ici à Lorient
Un terrain de football synthétique, ici à Lorient — G.Gobet/AFP

Particulièrement appréciés des footballeurs pour le confort de jeu qu’ils offrent en hiver, les terrains synthétiques suscitent l’inquiétude depuis quelques semaines. Plusieurs études anglo-saxones, relayées par le magazine So Foot , considèrent en effet que les petites billes noires utilisées sur le synthétique sont dangereuses pour la santé.

Formées à partir de vieux pneus broyés, elles contiendraient plusieurs éléments toxiques et seraient même cancérigènes. D’autres enquêtes aboutissent à des conclusions nettement moins alarmistes.

«On ne veut pas tomber dans la psychose» 

A l’échelle nationale, Europe écologie Les Verts demande des études complémentaires, la suspension des subventions prévues pour tout nouveau terrain et l'application du principe de précaution. L’une de ses élus, la Nantaise Julie Laernoes, l’a réaffirmé vendredi à l’occasion du conseil municipal.

La ville de Nantes, qui dispose de 18 terrains synthétiques, se déclare « très attentive au dossier ». Mais elle n’entend pas suspendre l’utilisation de ces terrains, a fortiori en période hivernale.

« Nous avons interpellé le ministère des sports et l’agence régionale de santé (ARS) pour disposer de nouvelles études fiables, explique Ali Rebouh, adjoint au maire chargé du sport. On est également en contact avec la Fédération française de football (FFF), qui se veut rassurante. On prend les choses très au sérieux. Mais on ne veut pas tomber dans la psychose. On a besoin d’avoir du recul et des éléments scientifiques. »