Nantes: L'université renonce à expulser les occupants de ses bâtiments

MIGRANTS L'université craint qu'une intervention aggraverait la situation sur le campus du Tertre...

F.B.
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Le château du Tertre, à Nantes, est occupé depuis fin novembre
Le château du Tertre, à Nantes, est occupé depuis fin novembre — J. Urbach/ 20 Minutes

L’université de Nantes a « décidé de suspendre la demande d’évacuation » du château du Tertre et du bâtiment de la Censive, a-t-elle annoncé ce vendredi. Ces deux bâtiments universitaires sont occupés depuis trois semaines par un collectif d’étudiants et militants réclamant des solutions d’hébergement pour les jeunes migrants. Plus d’une vingtaine de migrants dorment dans le bâtiment Censive de la faculté de lettres.

Ne parvenant plus à se faire entendre du collectif, le président de l’université, Olivier Laboux, avait sollicité en début semaine la préfecture afin d'obtenir le concours des forces de l'ordre. Une démarche finalement stoppée ce vendredi.

Un « risque trop important »

« Après de nombreux échanges avec les services de l’État, j’ai estimé que les conditions de recours aux forces de l’ordre étaient de nature à aggraver la situation et faisaient courir un risque trop important à notre communauté », justifie Olivier Laboux.

Le président de l’université rappelle qu’il tolère l’occupation du bâtiment Censive. En échange, il demande au collectif de « libérer les accès et les issues de secours », de ne « pas bloquer l’accès à des amphis et des salles de cours dans d’autres bâtiments », et, enfin, de « libérer le château du Tertre », un lieu « complètement inadapté et non sécurisé », pour que les travaux prévus « démarrent au plus vite ».

Olivier Laboux a également condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques verbales « revendiquées par certains mouvements de l’extrême droite » sur le campus ces dernières semaines.