Nantes: Bientôt un nouveau lycée public pour le sud de l'agglomération

EDUCATION Le lieu d'implantation sera révélé avant l'été promet le conseil régional…

J.U et F.B.

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NANTES le 05/09/2011 Rentrée scolaire dans un lycee de Nantes
NANTES le 05/09/2011 Rentrée scolaire dans un lycee de Nantes — © Fabrice ELSNER

Le projet était attendu au vu de la poussée démographique que connaît l’agglomération nantaise depuis plusieurs années. Le conseil régional des Pays de la Loire a fait savoir ce jeudi que le lieu d’implantation d’un nouveau lycée public dans le bassin du Sud Loire sera déterminé « avant l’été ».

L’établissement permettra de désengorger les lycées de Bouaye, Saint-Philbert et du sud de l’agglomération nantaise, en particulier ceux de Perrin-Goussier à Rezé et des Bourdonnières à Nantes, « deux des établissements les plus concernés par cette poussée géographique », précise la région.

Demande des familles

La région a fixé quatre critères pour choisir la commune qui recevra le lycée : répondre aux besoins démographiques, ne pas être trop éloignée des lieux de vie des élèves, disposer d’un foncier (entre 3 et 4 ha) adapté, et bénéficier de la proximité d’équipements publics déjà existants. Les communes de Saint-Philbert-de-Grandlieu, Sainte-Pazanne voire la Chevrolière sont citées comme favorites.

L’annonce de la création d’un nouveau lycée, officialisée en décembre 2017, intervient alors qu’un collectif avait calculé qu’il manquera « plus de 3.000 places de lycée au sud Loire en 2024 ». Près de 2.000 personnes avaient signé la pétition demandant la création non pas d’un, mais de plusieurs nouveaux lycées publics. Ces parents d’élèves dénoncent déjà des sureffectifs dans certains établissements, la dégradation des conditions d’accueil, ou encore un temps de trajet croissant…

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« Il y a déjà eu suffisamment de retard de pris, jugent de leur côté les élus de l’opposition (PS). Il faut maintenant avancer pour que ce lycée ouvre le plus rapidement possible. » Aucune date n’a pour le moment été annoncée. Mais pour justifier le délai, le conseil régional rejette la faute sur l’ancienne majorité, qui aurait été « dans l’incapacité d’anticiper ce besoin ».