La médecine nantaise rayonne

F. Brenon - ©2008 20 minutes

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Il est arrivé dans la région nantaise hier matin, sous l'oeil attentif d'une communauté scientifique plus qu'impatiente. Mis au point en Belgique, le cyclotron à haute énergie a été installé hier après-midi dans des locaux construits spécialement pour lui, sur le site de l'hôpital Nord-Laënnec. Haut de quatre mètres et pesant 140 tonnes, cet accélérateur de particules baptisé « Arronax » (Accélé-rateur pour la recherche en radiochimie et oncologie à Nantes-Atlantique) est un outil de pointe pour la lutte contre le cancer. Ses caractéristiques et ses capacités techniques en font un modèle unique au monde. « Je connais beaucoup de chercheurs, notamment aux Etats-Unis, qui nous envient de pouvoir disposer d'un équipement si exceptionnel », fait remarquer Jacques Martino, directeur d'Arronax.

La principale mission du cyclotron sera de fabriquer des nouveaux médicaments radioactifs. « Ils permettront d'améliorer le diagnostic médical et le traitement par la destruction de cellules cancéreuses ciblées », explique Jacques Barbet, directeur adjoint d'Arronax. Dans cette optique, les unités de recherches de l'Inserm du grand Ouest en seront les principaux utilisateurs. Mais les faisceaux d'Arronax pourront aussi être utilisés à des fins de recherche fondamentale, d'enseignement supérieur, ou être loués à des industriels qui souhaiteraient y avoir recours pour de l'imagerie médicale. Un comité européen scientifique est chargé du suivi de l'ensemble du projet. « C'est l'exemple typique de réalisation qui illustre toute l'importance de la recherche », estime le président de la région, Jacques Auxiette.