Nantes: Après les agressions, les transports en commun totalement à l'arrêt ce mardi

SOCIAL Les agents de la Semitan veulent dénoncer l'agression de plusieurs de leurs collègues, samedi. Des scènes de violence qui semblent se multiplier depuis cet été...

Julie Urbach

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Un tramway de la ligne 2 à Nantes.
Un tramway de la ligne 2 à Nantes. — S.Salom-Gomis/SIPA

Attention, inutile d’attendre votre bus ou votre tram à Nantes ce mardi. Depuis ce matin, le réseau de transports en commun nantais est totalement à l’arrêt. Une nouvelle mobilisation d’ampleur du personnel de la Semitan après la première « journée blanche » menée lundi par certains contrôleurs. L’objectif est de dénoncer, encore une fois, les agressions dont ont été victimes plusieurs de leurs collègues, ce week-end.

Selon Ronan Gilbert, délégué CGT, « quatre agents ont été blessés samedi » à la station de busway Duchesse-Anne. « Il y avait toute une équipe de contrôle, ce qui n’a pas empêché deux individus de venir les agresser de façon très violente, avec des coups qui ont duré au moins dix minutes, affirme le syndicaliste. Quatre collègues se sont retrouvés aux urgences, il y a eu des points de suture… »

Quelles solutions face aux agressions ?

Aucun tram, ni bus ou chronobus (le Navibus fonctionne cependant) ne devrait donc circuler de la journée, deux mois après que le personnel avait décidé d’utiliser leur droit de retrait, pour les mêmes raisons. « Nous sommes évidemment solidaires de cette journée même si ce n’est pas le moyen de régler tous les problèmes, juge Gabriel Magner, délégué CFDT. Honnêtement, nous sommes désemparés face à la situation. »

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Lundi, la direction de la Semitan a de nouveau interpellé l’Etat sur la question de l’insécurité dans les transports, qui agite depuis cet été le réseau de transports en commun. Une palette de mesures (la mobilisation de CRS à Commerce pendant une semaine en septembre, notamment) avait été décidée. Une campagne de sensibilisation contre les incivilités doit bientôt démarrer.

L’opposition municipale a demandé, lundi, le renforcement des moyens policiers, des caméras « en état de fonctionnement dans les transports » et la généralisation des vitres anti-agression.