Nantes: Des agents de la TAN appellent à une journée blanche dans les transports, mardi

TRANSPORTS Certains contrôleurs ont cessé le travail lundi matin et souhaitent poursuivre le mouvement mardi, après de nouvelles scènes de violence...

Julie Urbach

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NANTES, le 03/07/2012 Un controle de billet dans un tram de la TAN
NANTES, le 03/07/2012 Un controle de billet dans un tram de la TAN — FABRICE ELSNER/20 MINUTES

Certains sont restés dans leurs bureaux, d’autres ont distribué des tracts. Depuis ce lundi matin, des contrôleurs de la Semitan ont engagé une « journée blanche » après l’agression de plusieurs de leurs collègues, ce week-end. Ils appellent à poursuivre et à élargir le mouvement, mardi.

Selon Ronan Gilbert, délégué CGT, « quatre agents ont été blessés ce samedi » à la station de busway Duchesse-Anne. « Il y avait toute une équipe de contrôle, ce qui n’a pas empêché deux individus de venir les agresser de façon très violente, affirme le syndicaliste. Quatre collègues se sont retrouvés aux urgences, il y a eu des points de suture… »

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Le mouvement pourrait prendre de l’ampleur

Ainsi, certains salariés ont décidé de se mobiliser contre ces actes de violence. « La journée de mobilisation concerne ce lundi les contrôleurs, détaille Ronan Gilbert. Nous soutiendrons les collègues contrôleurs mais aussi conducteurs qui souhaiteraient poursuivre le mouvement, demain [mardi] ». «La CFDT est solidaire de cette journée blanche mais ne pense pas que ce soit le moyen de résoudre tous les problèmes», réagit de son côté Gabriel Magner, délégué CFDT.

La direction "comprend la situation mais n'a pas les moyens légaux pour y répondre". Un CHSCT extraordinaire sera convoqué et les contrôles renforcés se feront sous protection de la police. En attendant, les perturbations pour mardi ne seront connues que le matin même, même si la Semitan prévient déjà ses usagers.

Depuis cet été, la question de la sécurité dans les transports revient souvent sur le devant de la scène. Métropole, Semitan et préfecture avaient notamment décidé, à la rentrée scolaire, d’une palette de mesures pour tenter de l’enrayer. « La direction nous soutient mais il faut plus de moyens humains de police nationale et municipale », martèle de son côté Ronan Gilbert.