Le navigateur Guy Bernardin a disparu en mer, son bateau a été retrouvé

VOILE Auteur de plusieurs tours du monde à la voile, notamment le Vendée Globe, le septuagénaire a disparu au large des Etats-Unis…

F.B. avec AFP

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Le navigateur Guy Bernardin, en 2008.
Le navigateur Guy Bernardin, en 2008. — M.Mochet/AFP

Il avait largué les amarres en Caroline du nord (Etats-Unis) le 9 août et devait rallier La Turballe (Loire-Atlantique) trois à quatre semaines plus tard. Guy Bernardin, 73 ans, n’arrivera probablement jamais à destination. Le navigateur franco-américain a disparu en mer au large des côtes américaines, où son bateau a été retrouvé par les gardes-côtes, a-t-on appris auprès de sa compagne, Mitzi.

Son voilier a été découvert il y a quelques jours à environ 700 milles au large de Cape Cod (Massachusetts). Le radeau de survie était encore à bord. « On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres », a déclaré Mitzi Bernardin.

Plus de nouvelles depuis le 15 août

La dernière position connue de Guy Bernardin remontait au 15 août, au large des côtes de la Virginie. Sa balise Spot n’avait plus émis depuis cette date. Le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Gris-Nez (Pas-de-Calais) avait émis un « avis d’inquiétude » le 18 septembre invitant les navigateurs à signaler toute information utile.

Guy Bernardin devait s’élancer en 2018 dans un tour du monde sans escale pour marquer le 50e anniversaire de La Longue Route de Bernard Moitessier, récit autobiographique de son périple pendant la première course autour du monde en solitaire.

Première édition du Vendée Globe

Originaire de Saint-Briac (Ille-et-Vilaine), le navigateur avait passé six fois le cap Horn et effectué cinq tours du monde à la voile. Il avait participé à la première édition du Vendée Globe, en 1989-1990, mais avait dû s’arrêter en Australie à cause d’une rage de dents. Le navigateur, qui a longtemps navigué avec un voilier sponsorisé par la biscuiterie LU, avait aussi à son actif plusieurs transatlantiques en solitaire, deux BOC Challenge ainsi que la Route du Rhum en 1990.

« Ce n’est pas forcément une mauvaise fin pour un marin », a réagi le skipper Titouan Lamazou, qui avait participé à plusieurs courses avec lui. « C’était un marin comme je les aime, un vieil ours mal léché mais très sympathique », a-t-il ajouté.

« C’était un mec attachant, unique, un peu atypique dans le monde la course au large », a décrit Bernard Rubinstein, ancien rédacteur en chef de Voile Magazine.