Angers: Le CHU condamné pour avoir prélevé le rein d'un patient sans son consentement

SANTE Un homme vient d'obtenir une indemnité de 36.000 euros...

J.U.

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Un chirurgien pendant une opération (illustration).
Un chirurgien pendant une opération (illustration). — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Il avait d’abord choisi de donner un rein à son frère, en attente d’une greffe. Mais avait changé d’avis la veille, dans sa chambre d’hôpital. Un homme d’une cinquantaine d’années a attaqué en justice le CHU d’Angers pour lui avoir prélevé un organe sans son consentement, rapporte Ouest-France. Les faits se sont déroulés en 2004. En appel, l’homme vient d’obtenir une indemnité de 36.000 euros, a décidé la cour administrative d’appel de Nantes. Soit plus du double du montant qui lui avait été accordé en première instance.

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La procédure ne s’est pas arrêtée

Selon le journal, l’établissement de santé a été condamné car il n’avait pas tenu compte de sa rétractation, « l’absence de vérification du maintien du consentement du donneur était constitutive d’une faute ». L’homme avait pourtant prévenu, certes tardivement, sa femme par téléphone et le personnel médical de son choix.

Mon client « n’arrive toujours pas à accepter pourquoi la procédure médicale ne s’est pas arrêtée quand il a dit non », avait dénoncé l’avocat du requérant lors de l’audience, début septembre.