VIDEO. Rachat de STX: Bruno Le Maire vient rassurer direction et salariés à Saint-Nazaire

INDUSTRIE Le ministre de l'économie était en déplacement jeudi après-midi à Saint-Nazaire...

20 Minutes avec AFP
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Le ministre de l'économie Bruno Le Maire. Saint Nazaire Western France on September 28 2017.//SALOM-GOMIS_bl027/Credit:SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA/1709281910
Le ministre de l'économie Bruno Le Maire. Saint Nazaire Western France on September 28 2017.//SALOM-GOMIS_bl027/Credit:SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA/1709281910 — SIPA
  • Un accord sur la vente de STX à Fincantieri a été acté mercredi soir.
  • L'Etat français se réserve le droit de reprendre la part (1%) prêtée si les engagements ne sont pas respectés, a confirmé le ministre Bruno Le Maire.

« L’État vérifiera que Fincantieri tient ses engagements » : Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, est venu rassurer jeudi les salariés de STX France au lendemain d’un accord franco-italien autorisant le rachat des derniers grands chantiers navals français par leur concurrent italien.

Bruno Le Maire a rencontré pendant 45 minutes la direction et les syndicats pour leur présenter ce « bon accord », bâti avec Fincantieri pour « protéger les intérêts des salariés et répondre à leurs inquiétudes ». « On progresse, on avance. Maintenant il faudra voir comment ça fonctionne », a considéré après la rencontre François Janvier, délégué CFE-CGC. Le ministre a confirmé que le directeur exécutif resterait le Français Laurent Castaing.

 

 

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Les syndicats réclamaient l’accès au pacte d’actionnaires. « On aura accès au moins à la synthèse », note François Janvier, et l’autonomie stratégique et commerciale du site de Saint-Nazaire a également été confirmée. Ils pourront donc faire des offres en concurrence avec Fincantieri. « Je sais que la confiance reste à bâtir. C’est pour ça qu’avec le président de la République nous avons voulu un accord bâti progressivement, année après année », a expliqué le ministre.

Clause de revoyure

Mercredi soir Fincantieri a obtenu 50 % de STX, auxquels il faut ajouter 1 % « prêté » par l’État français, qui se réserve le droit de le reprendre si l’Italien ne respecte pas ses engagements pendant une période de douze ans. « Au-delà des douze ans, il y aura une clause de revoyure qui s’exercera entre le gouvernement français et le gouvernement italien. Nous verrons si la confiance a été suffisamment solide pour parvenir à un accord définitif », a assuré le ministre.

A l’heure de l’embauche jeudi matin les avis divergeaient parmi les salariés, les uns regrettant que l’État n’ait pas choisi de nationaliser, les autres approuvant l’attitude du gouvernement.

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2 % aux salariés

« Je suis assez satisfait que le gouvernement ne se soit pas laissé faire et garde ce droit de veto si ça se passe mal. C’est plutôt rassurant, car Fincantieri reste un concurrent direct et le chantier fait vivre beaucoup de monde ici dans la région », souligne Pascal, employé d’une PME sous-traitante de deuxième rang.

L’accord prévoit que 3,66 % du capital reviennent à des sous-traitants du bassin de Saint-Nazaire et 2 % aux salariés, qui auront également un siège au conseil d’administration. « C’est bien qu’il y ait un droit de regard des salariés, mais personnellement je n’irai pas mettre de billes dedans. Ce n’est pas une industrie qui rapporte », confie en souriant Gildas, 36 ans, « plutôt optimiste » néanmoins sur l’avenir grâce au carnet de commandes rempli jusqu’en 2026.

Les chantiers navals pourraient reprendre leur ancien nom, a aussi annoncé Bruno Le Maire qui va désormais solliciter Alstom, propriétaire du nom « Chantiers de l’Atlantique ». Une question « symbolique » et « de coeur », selon lui.

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