FC Nantes: A la Meinau, «ça va être bouillonnant», prévient Yves Deroff

FOOTBALL L'ancien défenseur de Nantes et de Strasbourg s'apprête à vivre un dimanche stressant avec un match opposant ses deux anciennes équipes... 

Charles Guyard
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Yves Deroff en 2005 face au Marseillais Mamadou Niang.
Yves Deroff en 2005 face au Marseillais Mamadou Niang. — HARTMANN CHRISTIAN/SIPA
  • Champion avec Nantes en 2001, Yves Deroff a aussi remporté la Coupe de France en 1999.
  • Il a joué au Racing Club de Strasbourg de 2002 à 2007. 

Après avoir porté le maillot du FC Nantes, Yves Deroff a passé cinq saisons à Strasbourg. Dimanche (17h), il sera un spectateur forcément attentif du match entre ses deux anciens clubs. 

Que vous inspire le FC Nantes aujourd’hui ?

Une solidité défensive, un bloc bien en place qui lui permet d’être efficace en concluant les actions. L’efficacité n’est pas criante par rapport au nombre d’occasions mais ça marche, même si ce n’est pas transcendant dans le jeu.

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A quel type d’ambiance les Nantais doivent-ils s’attendre au stade de la Meinau, dimanche ?

Ca va être bouillonnant ! Les supporters ont toujours répondu présent, y compris durant la descente aux enfers [le club a été relégué administrativement en CFA 2 en 2011]. A Strasbourg, il reste des abonnés de très longue date avec une vraie identité autour du Racing, de l'Alsace, il y a une vraie fierté. Le kop est bien en place, ça ressemble un peu à ce que fait la Brigade Loire à la Beaujoire, avec des tifos, des chants, ça pousse beaucoup.

Les attentes ne sont pas les mêmes entre les deux publics…

A Nantes, c’est plus le beau jeu qui prime, du moins ça a longtemps été cela. Tandis qu’à Strasbourg, même si les gens veulent du spectacle, il faut d'abord mouiller le maillot pour le club, l’Alsace, donner de sa personne. Si tu te donnes à fond, les supporters sont déjà contents. Si tu as fait un gros match et que tu perds, ils ne t’en tiennent pas trop rigueur.

Le 27 novembre 2005, Strasbourg s’incline à la Beaujoire au terme d’un match de folie, 4-3 alors que le Racing menait 3-1. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Content d’avoir pu encore marquer l’histoire de la Beaujoire même si ce jour-là ce n’était pas bon pour moi (rires) !  C’est vrai que c’était un match fou jusqu’au bout, on perd sur la fin avec un but de Da Rocha…. Je me souviens aussi de mon premier Strasbourg-Nantes, alors que je venais d’arriver en Alsace (le 12 avril 2003). On avait gagné 2-0 et j’avais marqué le premier but. Je revois bien l’action et après Mickaël Landreau m’avait dit que j’avais eu beaucoup de chance sur ce coup-là.

Votre cœur penchera de quel côté dimanche ?

C’est compliqué car Nantes reste et restera toujours mon club de coeur. Mais j’ai passé cinq saisons à Strasbourg et j’y ai encore des attaches par rapport à ma belle-famille. J’ai vraiment passé de bons moments dans ce club. Je me dis que Strasbourg a plus besoin de points. Mais en même temps, j’aimerai bien voir Nantes continuer à avancer et se stabiliser dans cette partie du classement avant la trêve hivernale. Un match nul m’arrangerait ! Ca risque en tout cas d’être assez fermé car Nantes va verrouiller et je ne sais pas si Strasbourg a la capacité de contourner ce bloc.