VIDEO. Sénatoriales: Le point en Loire-Atlantique pour ceux qui n'ont rien suivi

POLITIQUE Les sénateurs de Loire-Atlantique seront élus ce dimanche…

Julie Urbach

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Paris le 23 janvier 2012. Illustration seance hemicycle Senat lors du debat sur la proposition de loi sur la reconnaissance du genocide armenien.
Paris le 23 janvier 2012. Illustration seance hemicycle Senat lors du debat sur la proposition de loi sur la reconnaissance du genocide armenien. — A. GELEBART / 20 MINUTES
  • Cinq sièges de sénateurs sont remis en jeu dans le département de Loire-Atlantique.
  • « 20 Minutes » fait le point après une période riche en scrutins divers.

Certes, elles ne passionnent pas les foules, mais des élections sénatoriales se déroulent dimanche dans certains départements français. Après une période riche en scrutins divers, 20 Minutes fait le point.

Pourquoi un vote ?

Après leur mandat de six ans, environ la moitié des membres du Sénat vont quitter leur siège. L’élection concerne les parlementaires des départements allant du 37 au 68 (Indre-et-Loire aux Pyrénées-Orientales), dont la Loire-Atlantique. Contrairement aux législatives, ce n’est pas la population mais 2.856 grands électeurs qui sont appelés aux urnes. Ces conseillers régionaux, départementaux et surtout élus municipaux voteront dimanche pour un seul et unique tour à la « représentation proportionnelle ». Les résultats seront connus vers 16h.

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Qui se présente ?

En Loire-Atlantique, huit listes s’affrontent pour cinq sièges. Tous les députés sortants sont candidats à leur succession, mais à droite comme à gauche, on part en ordre dispersé. Aucun accord n’a été trouvé entre le socialiste Yannick Vaugrenard et l’écolo Ronan Dantec, chacun à la tête de sa liste.

A droite, le sortant André Trillard, 69 ans, en colère d’avoir été boudé par son parti, se présente sans l’investiture LR, qui a été confiée au filloniste Christophe Priou. Le maire UDI Joël Guerriau repart au combat, soutenu par six maires du département. Enfin, Valérie Sauviat-Duvert mène la liste de La République en marche, même si la désignation de cette élue guérandaise n’a pas plu à tout le monde. Figurent enfin une liste divers droite et le Front national. La France insoumise ne se présente pas, ni ailleurs en France. Le PCF a aussi renoncé.

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Comment ça s’annonce ?

Si le parti d’Emmanuel Macron avait fait carton plein aux législatives, la partie s’annonce plus compliquée car peu d’autres poids lourds portent aujourd’hui cette étiquette. De quoi redonner du baume au cœur au PS qui espère conserver ses deux sièges, remportés avec plus de 50 % des voix aux dernières élections. A droite, on craint la division. Les responsables de la fédération départementale des Républicains ont appelé au « vote utile ».

Et dans le reste de la région ?

En Maine-et-Loire, neuf listes ont fait acte de candidature pour quatre sièges à pourvoir. Il y aura des déçus en Mayenne puisque douze personnes se présentent pour seulement deux places ! Quant aux sénateurs sarthois et vendéens, dont Bruno Retailleau, ils peuvent respirer. Ils ne remettront leur titre en jeu qu’en 2020.