Nantes: «Le Carré Feydeau a été une erreur», considère Johanna Rolland

URBANISME L'imposant bâtiment livré en 2013 manque cruellement de commerces...

F.B.
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L'immeuble Carré Feydeau est, pour l'heure, en grande partie inoccupé.
L'immeuble Carré Feydeau est, pour l'heure, en grande partie inoccupé. — F. Brenon / 20 Minutes

Quatre ans après sa livraison, l’immeuble Carré Feydeau, qui fait face à la place du Bouffay, a des allures de fiasco. Outre une architecture loin de faire l’unanimité, le bâtiment commercial ressemble à une coquille vide. Seuls un Carrefour market et un McDonald’s habillent le rez-de-chaussée (en attendant la boulangerie Boréa fin novembre). La majorité des locaux (dont 7.000 m2 en sous-sol) n’ont pas trouvé preneurs.

Dans un entretien publié cette semaine dans la revue Place publique, la maire de Nantes, Johanna Rolland, évoque une « erreur » à son sujet. Elle épingle au passage le prix des loyers et la gestion du promoteur  Proudreed, propriétaire des surfaces commerciales.

« On s’est planté »

« Le Carré Feydeau a été une erreur, je le dis sans ambiguïté. Nous nous sommes trompés sur les personnes auxquelles nous avons confié les clefs du projet. J’ai fini par faire le tour des commerçants de la place et par leur poser la question. Leur réponse a été simple : ça ne pouvait pas marcher à cause de la hauteur des loyers commerciaux. »

Johanna Rolland enfonce le clou concernant ce dossier défendu à l’époque par les municipalités Ayrault puis Rimbert. « Je crois qu’un politique moderne doit aussi pouvoir dire : on s’est planté. Et là, sur Feydeau, on s’est planté. C’est une réalité, nous en tirons les leçons. »

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Au-delà des espaces commerciaux, le parking public souterrain (520 places) construit sous le Carré Feydeau a, lui, trouvé, son public. Les 76 logements situés dans les étages supérieurs sont, eux aussi, tous occupés.