C'est officiel, Bruno Retailleau ne sera plus président de la région Pays de la Loire

POLITIQUE Touché par le cumul des mandats, il préfère poursuivre au Sénat...

Frédéric Brenon

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Bruno Retailleau sera resté moins de deux ans à la tête des Pays de la Loire.
Bruno Retailleau sera resté moins de deux ans à la tête des Pays de la Loire. — L.Bonaventure/AFP

Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire depuis décembre 2015, va quitter son poste d'ici au 1er octobre prochain. Le sénateur vendéen (Les Républicains) l’a annoncé aux élus de la majorité régionale jeudi soir. Et l'a confirmé officiellement ce vendredi après-midi. 

Touché par la loi sur le non-cumul des mandats, Bruno Retailleau était obligé de choisir avant le 1er octobre entre le mandat parlementaire qu’il occupe au Sénat et le mandat exécutif local qu’il exerce à la tête du conseil régional. Il a donc choisi Paris et le Palais du Luxembourg, où il espère conserver après les élections sénatoriales la présidence du groupe LR au Sénat.

«Demeurer parlementaire me permet de continuer à servir les Ligériens à la région, en tant que conseiller régional puisque la loi m’y autorise, mais aussi au Sénat, auprès des grandes institutions de notre République», justifie Bruno Retailleau qui confie vivre cette décision comme un «arrachement».

Christelle Morançais favorite pour sa succession

Le bras droit de François Fillon pendant la campagne présidentielle devrait être remplacé par la Sarthoise Christelle Morançais, 42 ans, seule candidate officiellement en course. Membre de l’UMP depuis 15 ans, originaire du Mans, l’élue est actuellement vice-présidente à l’emploi, à l’apprentissage et à la formation

Un choix de succession qui ne fait toutefois pas l’unanimité au sein de la majorité régionale. Successeur un temps pressenti, le 1er vice-président du conseil régional, François Pinte, va, lui, quitter l’exécutif.

Une « désertion » pour la gauche

Le renoncement de Bruno Retailleau, qui intervient après 20 mois de mandat, est perçue comme « une désertion, un abandon de poste » par Christophe Clergeau, son adversaire aux dernières élections régionales.

« Ce dénouement était malheureusement attendu, estime-t-il. Bruno Retailleau s’est servi de la région et des Ligériens au lieu de les servir. Il a utilisé sa fonction comme un marchepied national au détriment des Pays de la Loire. Cette façon de faire de la politique comme hier est exactement ce que les électeurs ne veulent plus. »