Nantes: Nuisances, stationnement... La maison de la tranquillité publique fait le plein de réclamations

SOCIETE Le service, dont l'accueil physique a ouvert ce lundi à la Manufacture, fonctionne via un numéro de téléphone et un site depuis maintenant plus de six mois...

Julie Urbach

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La maison de la tranquillité publique a ouvert son accueil physique, à la Manu à Nantes
La maison de la tranquillité publique a ouvert son accueil physique, à la Manu à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • La maison de la tranquillité publique des demandes liées aux sujets de tranquillité et de sécurité, et entrant dans les compétences de la police municipale.
  • Quelque 400 appels téléphoniques en moyenne par semaine ont été reçus depuis son ouverture, en février dernier.
  • Un accueil physique est accessible aux Nantais, depuis lundi.

Elle n’en peut plus, et a même consulté un médecin pour « son état de stress ». Depuis plus de six mois, les nuisances sonores empoisonnent la vie de Brigitte. Cette habitante du quartier Zola, à Nantes, a franchi ce mardi les portes de la maison de la tranquillité publique pour se plaindre de « son voisin trop bruyant ».

Situé à la Manufacture, boulevard Stalingrad, cet accueil est accessible au public depuis le début de la semaine. Mais le service, lancé depuis le 1er février via un numéro de téléphone (02.40.41.99.99) et un site Internet, rencontre déjà un certain succès.

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Selon les chiffres de la ville, 400 appels par semaine ont été reçus depuis l’ouverture, pour des demandes liées aux sujets de tranquillité et de sécurité, et entrant dans les compétences de la police municipale. « Les Nantais ont compris les missions de notre police. La moitié des sollicitations concerne des problèmes de voisinage et nuisances sonores, détaille Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité à la mairie de Nantes. Un petit quart touche aux stationnements gênants, et environ 10 % pour signaler des regroupements. »

Le site Internet, sur lequel on peut faire une demande mais surtout trouver des informations (comment récupérer un véhicule à la fourrière, contacter un médiateur de quartier…) semble moins plaire : quelque 13.000 visites en six mois ont été enregistrées.

Un millier de patrouilles

Pour quel résultat ? La ville assure qu’une réponse rapide, entre 48h et 72h, est apportée. D’ailleurs, plus de la moitié des appels engendre une intervention de la police municipale. « Si la nuisance se déroule au moment où on nous le signale (le service est accessible entre 8h et 19h), un équipage se déplace. Mais le problème peut aussi être récurrent : dans ce cas, on change de méthode, on vérifie, puis on prend contact avec les différentes parties… », détaille Jean-Luc Picot, le directeur de la police municipale nantaise.

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Autre réponse, les « parcours d’îlotage » lancés en parallèle du service, avec le recrutement de 20 postes de policiers municipaux supplémentaires. « Les problèmes des habitants sont centralisés pour organiser des patrouilles dans des quartiers précis, où l’on reste plusieurs heures, indique Gilles Nicolas. On repasse plusieurs jours de suite pour revoir les mêmes personnes et s’assurer qu’à chaque problème, un début de solution soit apporté ».

Si les statistiques de la mairie ne disent pas combien de problèmes ont été effectivement réglés, plus de 1.000 patrouilles ont déjà été organisées, dont 221 sur le réseau de transports en commun nantais. « J’attends que l’Etat fasse preuve de la même détermination que celle que nous avons localement », a commenté Johanna Rolland, la maire (PS) de Nantes. Elle demande davantage de moyens pour la police nationale, alors que 34 CRS sont arrivés lundi station Commerce, pour une semaine de sécurisation seulement.

L'équipement des policiers municipaux évolue

La ville a confirmé que l'équipement des policiers municipaux nantais est en cours de refonte. Leurs gilets pare-balles seront renouvellés, et ils porteront bientôt des caméras piétons. Le tonfa sera remplacé par un bâton téléscopique. Les agents seront enfin équipés, à terme, de lanceurs de balles de défense.