Les vendanges débutent ce mercredi dans le vignoble nantais

AGRICULTURE La récolte sera exceptionnellement précoce cette année...

Frédéric Brenon

— 

Début de la récolte du Muscadet dans l'ouest de la France
Début de la récolte du Muscadet dans l'ouest de la France — Frank Perry AFP
  • La récolte des raisins du vignoble nantais (muscadet et gros plant principalement) est imminente.
  • La qualité est prometteuse mais la quantité fera défaut en raison du gel.

Particulièrement précoces cette année, comme dans la plupart des régions viticoles françaises, les vendanges débutent ce mercredi dans le vignoble nantais, annonce la fédération des vins de Nantes. Il faut remonter à six ans pour voir des vendanges débuter en août. L’an passé, elles avaient démarré le 15 septembre.

« Les premiers à vendanger mercredi seront les terroirs les plus précoces, comme au Loroux-Bottereau. Le gros de la troupe débutera plutôt ce week-end ou en début de semaine prochaine», explique Olivier Martin, président délégué de la fédération des vins de Nantes. 

Un cru de qualité…

Après un printemps délicat marqué par des épisodes de gel fin avril, les professionnels sont rassurés. « On bénéficie de conditions très favorables depuis le début de l’été, se réjouit François Robin. La fin de saison, avec de la chaleur et quelques pluies, est excellente. L’état sanitaire est parfait, on a eu par exemple très peu de mildiou. On voit de très jolies grappes, bien sucrées. Franchement, c’est très prometteur. »

>> A lire aussi : Le vignoble nantais mise de plus en plus sur les bulles

…mais de petite quantité

Malheureusement pour les 550 vignerons de la région nantaise, les volumes de raisins sont en forte baisse en raison du gel printanier. « On pronostique des pertes de 40 % par rapport à une récolte habituelle. Des secteurs comme Clisson, La Chapelle-Heulin ou Gorges sont particulièrement touchés. Certains viticulteurs vendangeront à peine. »

L’an passé, les pertes avoisinaient déjà 50 %. « Il nous reste encore du stock pour approvisionner le marché, indique François Robin. Mais, bien sûr, cette situation va créer un peu de tension sur la demande et sur les prix. »