La Baule: Nicolas Hulot valide la concession de la plage à Veolia

ECONOMIE Le ministre de la Transition écologique a conforté la position récemment rendue publique par la sous-préfète de Saint-Nazaire...

20 Minutes avec AFP

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Un bar de plage à La Baule
Un bar de plage à La Baule — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Le géant de l'eau et des déchets a obtenu le contrat de concession de la plage de La Baule, pour douze ans
  • Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a fait savoir qu'il était opposé à sa remise en cause

La nouvelle ne va pas rassurer, à La Baule. Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s’est en effet dit opposé à la remise en cause de la concession de la plage à Veolia, en raison notamment des pénalités financières que cela impliquerait, a-t-on appris mercredi.

Une prise de position alors que depuis le mois de mai, l’attribution par l’Etat de la concession de la plage au géant de l’eau et des déchets provoque une fronde des exploitants, et notamment des restaurants de plage qui dénoncent notamment un doublement de la redevance annuelle. Seul candidat après le refus en 2014 de la mairie de reprendre la gestion à son compte, Veolia avait remporté ce contrat pour douze ans.

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La mairie souhaitait reprendre la main

Dans un courrier daté du 10 août, Nicolas Hulot conforte la position de l’Etat, rendue publique fin juillet par la sous-préfète de Saint-Nazaire. Il répond par la même occasion au maire de La Baule qui souhaitait reprendre la gestion de la plage compte tenu de la polémique.

Le ministre juge que cette option « ne peut être envisagée au regard des conséquences financières à laquelle elle aboutirait », avec notamment « le versement d’indemnités importantes » à Veolia.

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Accès libre et gratuit

Il se prononce pour « la mise en oeuvre du décret Plage dans une perspective d’adaptation des territoires au changement climatique », faisant référence à la tempête hivernale qui avait endommagé les établissements côtiers de La Baule fin 2013, donnant lieu à la publication d’un arrêté de catastrophe naturelle.

« Il est de la responsabilité des autorités publiques de promouvoir le principe de démontabilité des installations pour la sécurité des usagers de la plage et le respect des seuils d’occupation maximale pour y garantir un accès libre et gratuit », souligne-t-il.

La redevance revue à la baisse

Dans sa lettre, Nicolas Hulot insiste également sur la nécessité d’une égalité de traitement des exploitants de La Baule avec ceux de Pornichet, qui occupent l’autre partie de la baie, « afin d’atteindre une redevance moyenne de 5,5 % du chiffre d’affaires ». Une condition déjà acceptée par Veolia fin juillet après que l’Etat lui a demandé de revoir sa copie.

Dans un courriel, la mairie estime que « même si cette lettre ne répond pas à toutes les attentes de la municipalité, elle a le mérite de clarifier nettement la position du gouvernement sur les modalités d’application du décret plage à La Baule ». Une nouvelle réunion est prévue en septembre.