Cyanobactéries en Loire: Un nouveau chien intoxiqué, la pêche interdite dans le Maine-et-Loire

ENVIRONNEMENT Après le décès de plusieurs chiens, le préfet a pris un arrêté, mardi, évoquant la «possibilité que les poissons soient contaminés par les cyanobactéries»...

J.U. avec AFP

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Un homme pêche (illustration)//LODIFRANCK_1105.221/Credit:LODI Franck/SIPA/1707190818
Un homme pêche (illustration)//LODIFRANCK_1105.221/Credit:LODI Franck/SIPA/1707190818 — SIPA

La situation ne s'améliore pas. Après que plusieurs chiens sont décédés depuis début août en raison d'algues toxiques en Loire, le préfet de Maine-et-Loire a pris mardi un arrêté d'interdiction temporaire de toute forme de pêche dans le fleuve et son affluent le Louet. Il rappelle de nouveau que la baignade est totalement interdite.

«Des cyanobactéries ont été identifiées comme responsables du décès de huit chiens» ayant été en contact avec l'eau «depuis le 9 août 2017». Il existe une «possibilité que les poissons soient contaminés par les cyanobactéries», souligne l'arrêté.

Un chien intoxiqué en Loire-Atlantique

Cette interdiction porte sur l'ensemble du Louet et sur le tronçon de la Loire compris entre la limite départementale avec l'Indre-et-Loire, commune de Montsoreau, et la limite départementale avec la Loire-Atlantique, commune déléguée de La Varenne (Orée d'Anjou), précise l'arrêté.

Un nouveau cas d'intoxication de chien a par ailleurs été signalé mardi à la clinique vétérinaire de Varades, en Loire-Atlantique, précise le communiqué du préfet. Cela porte à treize le nombre d'intoxications de chiens.

Un site de baignade fermé

De plus, souligne le préfet de Maine-et-Loire, Bernard Gonzales, «les conditions météorologiques et hydrologiques actuelles favorisent le développement d'amas d'algues en surface des cours d'eau et notamment sur la Loire et le Louet». Ces algues «libèrent des toxines particulièrement concentrées, au niveau de ces amas de surface».

Le préfet, qui a prolongé la fermeture de la baignade à Rochefort-sur-Loire, sur le Louet, explique avoir pris cette décision de suspension provisoire de la pêche «en vertu de l'application du principe de précaution», dans l'attente d'une amélioration de la situation.