Un chien (illustration).
Un chien (illustration). — Geoffrey Swaine/Shutter/SIPA

ENVIRONNEMENT

Maine-et-Loire: Des cyanobactéries dans la Loire, huit chiens morts

La préfecture du Maine-et-Loire a confirmé la présence de ces algues toxiques, et lance un appel à la vigilance...

La Loire est bel et bien devenue toxique. Ce vendredi, après la mort de plusieurs chiens qui s’y sont baignés, la préfecture du Maine-et-Loire a reçu les résultats des prélèvements effectués, montrant la présence de cyanobactéries dans le fleuve.

« Les analyses effectuées à l’endroit de la baignade de chiens décédés ont permis de confirmer la présence de deux genres d’algues de la famille des cyanobactéries dont la toxicité est reconnue : Oscillatoria et Formidium », a précisé l’Etat dans un communiqué.

« Ces algues se développent sur des supports (cailloux, graviers..). Elles restent donc en général au fond des cours d’eau mais dans certaines conditions particulières, telles que l’étiage sévère que nous connaissons, elles apparaissent à la surface et forment des amas noirâtres particulièrement visibles et abondants sur la Loire », continue le communiqué.

Troubles neurologiques

Ces derniers jours, huit chiens sont décédés à la suite d’une baignade dans le fleuve, dans les secteurs Montjean-sur-Loire, Saint-Saturnin-sur-Loire, Mûrs-Erigné, Saint-Jean-des-Mauvrets, Le Thoureil et les environs de Saumur.

Ces animaux « ont succombé à des troubles neurologiques et respiratoires », rapportait mercredi la préfecture du Maine-et-Loire, qui ne parlait au départ que de trois décès. Certains des animaux auraient succombé après avoir bu dans la Loire.

Ne pas consommer l’eau ou les poissons

Un « appel à la vigilance » a donc été lancé, après que douze intoxications ont été recensés. La préfecture, qui rappelle que la baignade est interdite, recommande donc d’éviter « de promener, de baigner ou d’abreuver » ses animaux en bord de Loire. Il est aussi conseillé de ne pas consommer l’eau ou les poissons péchés dans le fleuve, ni de ramasser du bois ou des objets qui y ont été immergés.

Ces préconisations sont valables pour la Loire mais peuvent être appliqués aux eaux peu profondes « qui comporteraient un dépôt d’algues abondant ou de la mousse ». Au début du mois d’août, un phénomène similaire s’était produit dans le Cher.

La préfecture de Loire-Atlantique indique, elle, qu’aucun décès de chien n’a été recensé à ce jour.