Nantes: On a visité le Voyage à Nantes 2017, une édition haute en couleurs

EVENEMENT Le coup d'envoi de la 6e édition du Voyage à Nantes a été donné ce week-end, pour tout l'été...

Julie Urbach
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La part manquante de Boris Chouvellon place du bouffay
La part manquante de Boris Chouvellon place du bouffay — AFP
  • Le parcours culturel de l'été se visite gratuitement sur 13 km en centre-ville
  • Entre installations dans l'espace public, expositions, performances... il y en a pour tous les goûts (et les couleurs)

C’est reparti ! Depuis ce week-end, les installations et performances artistiques du Voyage à Nantes ont fait irruption aux quatre coins du centre-ville, dans l’espace public ou les lieux culturels, et ce pour tout l’été. Et cette année, cette édition est haute en couleurs. On a en tout cas pris cette expression au sens propre pour suivre la visite.

Gris. Comme la couleur du ciel d’une grande partie du week-end à Nantes mais aussi des œuvres monumentales qui occupent cette année les grandes places nantaises. « C’est un peu triste mais très poétique à la fois », avance Anne, une passante, devant les palmiers asséchés de la place Royale, chevauchés par des silhouettes endormies. Le coup de cœur est plus évident quand on arrive place du Bouffay, devant La part manquante, cette grande roue inachevée posée sur un monticule de gros sel (vous pouvez goûter, vous verrez…)

La terre ou les arbres revent, place Royale. S. Salom Gomis/ SIPA
La terre ou les arbres revent, place Royale. S. Salom Gomis/ SIPA - SIPA

Vert. « Mais les artistes ne sont pas là pour sublimer la ville », aime à rappeler Jean Blaise, le directeur du Voyage à Nantes. Pour voir la suite, il faut évidemment longer la ligne verte directement tracée au sol, longue de 13 km, qu’aiment guetter les nouveaux touristes. Même habitué, c’est très agréable de se laisser guider. On remonte place Graslin et cette œuvre qui se visite, on passe devant ces sanitaires sculptés dans du marbre rose cours Cambronne, jusqu’à s’arrêter dans l’ancienne maison d’arrêt, bientôt transformée en projet immobilier.

Multicolore. A l’intérieur, c’est bleu, rouge, vert, jaune, blanc… Coup de chapeau aux artistes de Pick up production pour ces fresques grandeur nature, sur le thème de l’enfermement, dans un lieu on ne peut plus approprié. « C’est magnifique mais ça me met mal à l’aise », glisse un visiteur. C’est sans doute l’effet voulu. Pour une ambiance plus gaie, c’est au Jardin des plantes que ça se passe. L’univers bariolé de Pedro remplace sans problème celui de Claude Ponti, qui a quand même mis sa patte avec une sympathique aire de jeu, déjà adoptée par les enfants.

Entrez libre, à l'ancienne maison d'arrêt
Entrez libre, à l'ancienne maison d'arrêt - J. Urbach/ 20 Minutes

Or et argent. Pour les plus bling bling, rendez-vous était donné au château des Ducs avec de l’or et de l’argent. Le premier métal se découvre via une exposition brillante de 200 pièces spécialement venues du musée de Bogota. Pour l’argenté, par contre, il faudra repasser. Ce qui devait être l’événement du VAN, cet immense toboggan en miroir le long du château, a pris du retard et n’ouvrira que jeudi, en raison d’aléas sur le chantier. Inutile de dire que ceux qui avaient fait le déplacement pour lui ont peut-être vu… rouge.