Notre-Dame-des-Landes: Bruno Retailleau ferme sa porte aux médiateurs

AÉROPORT Devant le Premier ministre, le président de la région a dénoncé la partialité de certains d’entre eux…

Clément Carpentier

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Bruno Retailleau ne décolère pas.
Bruno Retailleau ne décolère pas. — J-S Evrard
  • Les trois médiateurs choisis ne plaisent pas aux pro-aéroport
  • Malgré son mécontentement, Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire, fournira tous les documents réclamés

Bruno Retailleau voit rouge. Le président de la région Pays de la Loire a annoncé, ce mardi, après un entretien avec le Premier ministre qu’il ne recevra pas les trois médiateurs. Il dénonce une nouvelle fois la partialité de deux des trois personnalités choisies par le gouvernement d’Edouard Philippe.

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Il « fournira tous les documents »

Gérard Feldzer serait un proche de Nicolas Hulot alors que Michel Badré est administrateur de l’association humaniste et biodiversité qui a pris position contre le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Face à un Premier ministre qui a dit « vouloir se faire une idée sur le sujet » grâce à la médiation, Bruno Retailleau a garanti qu’il « fournira tous les documents réclamés »

Depuis la nomination des trois médiateurs, les pro-aéroport font plutôt grise mine. Ils ne veulent pas « un Hollande bis » avec cette médiation de six mois, c’est-à-dire un président qui repousse toujours le problème à une date ultérieure selon Alain Mustière. Ce militant des Ailes pour l’Ouest n’est « pas satisfait » des personnalités retenues et parle d’une « médiation nulle et non avenue » où l’on « va simplement donner des arguments aux anti. »

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Les opposants « rassurée par la lettre de mission du gouvernement »

De l’autre côté de la piste, on a repris un peu espoir même si on affirme ne jamais l’avoir perdu. Françoise Verchère, la porte-parole du Cédpa (Collectif des élu-e-s doutant de la pertinence de l’aéroport), est surtout « rassurée par la lettre de mission du gouvernement » car elle autorise les médiateurs à demander des études supplémentaires. Pour elle, « c’est un énorme pas en avant ! Et maintenant, il faut faire les études qui manquent. »

Françoise Verchère dénonce aussi l’attitude des pro aéroport depuis l’annonce d’Edouard Philippe : « Si leur dossier est aussi bon qu’ils l’assurent, pourquoi ils auraient peur ? La vérité, c’est qu’il y a une entourloupe. » Une affirmation totalement fausse pour Alain Mustière qui rappelle qu’Emmanuel Macron « ne peut pas s’asseoir sur la consultation démocratique et les multiples décisions de justice » en faveur du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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