Loi travail: A Nantes, onze plaintes pour violences policières classées sans suite

POLICE Onze plaintes avaient été déposées en juillet 2016 à Nantes par des personnes se déclarant victimes de violences policières lors de manifestations contre la loi Travail…

O.A. avec AFP

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Policier lors d'une manifestation à Nantes le 3 mai 2016
Policier lors d'une manifestation à Nantes le 3 mai 2016 — LOIC VENANCE / AFP

Avec l’élection d’Emmanuel Macron, les opposants à la loi Travail s’attendent à devoir ouvrir un nouveau front social à la rentrée 2017. La justice, elle, table encore sur une facette du débat de 2016.

L’agence AFP rapporte que les onze plaintes, qui avaient été déposées à Nantes pour des violences policières lors de plusieurs manifestations contre la loi Travail au printemps 2016, ont été classées sans suite.

Possibilité d’un recours

« Le parquet de Nantes a envoyé un courrier aux plaignants pour expliquer que les faits dénoncés ne relèvent pas de poursuite », a déclaré Me Stéphane Vallée, l’un des avocats des plaignants.

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Après cette décision du parquet (les services du procureur) de Nantes, les parties civiles auront accès au dossier de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Et elles auront la possibilité de faire un recours, précise Me Stéphane Vallée.

Ces plaintes contre X, pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique », avaient été déposées en juillet 2016 par plusieurs manifestants dénonçant des blessures après des tirs de lanceurs de balles de défense, de grenades de désencerclement ou des coups de matraque, entre le 17 mars et le 2 juin.

Nantes a été le théâtre, au printemps 2016, de nombreuses manifestations contre la loi Travail, souvent marquées par des heurts entre manifestants et forces de l’ordre.