STX: Emmanuel Macron veut «revoir» l’accord d’actionnariat avec Fincantieri

ECONOMIE Le président de la République veut « garantir la préservation des emplois » sur le site français... 

J. U avec AFP

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French President Emmanuel Macron delivers a speech during the delivery ceremony of the MSC Meraviglia cruise ship on May 31, 2017 at the STX shipyard of Saint-Nazaire, western France. 
With a capacity of 65700 passengers and 1550 crew members, the MSC Meraviglia is the biggest cruise ship in Europe.  / AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD
French President Emmanuel Macron delivers a speech during the delivery ceremony of the MSC Meraviglia cruise ship on May 31, 2017 at the STX shipyard of Saint-Nazaire, western France. With a capacity of 65700 passengers and 1550 crew members, the MSC Meraviglia is the biggest cruise ship in Europe. / AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD — AFP

Le président Macron n’a pas fait le déplacement pour rien à Saint-Nazaire, ce mercredi. Lors de l’inauguration du paquebot «MSC Meraviglia», il a déclaré qu’il voulait que « soit revu » l’accord d’actionnariat conclu en avril pour le rachat par le groupe italien Fincantieri des chantiers navals de Saint-Nazaire à son actionnaire STX, afin de « garantir la préservation des emplois » mais aussi la souveraineté.

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Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, « dans les prochaines semaines, aura à négocier » un « nouvel actionnariat », a ajouté Emmanuel Macron, précisant avoir « entendu les préoccupations des salariés, des sous-traitants et des élus ».

Le président de région Bruno Retailleau avait par exemple lundi demandé à l'Etat de rouvrir le dossier afin que Fincantieri «n’obtienne pas la majorité du capital en deçà de 50% ou, une solution plus radicale, que l’Etat préempte l’accord, disposant de 60 jours depuis la signature».

Accord avec l'ancien gouvernement

Le groupe Fincantieri a annoncé fin mai la signature d'un accord portant sur l'acquisition de 66,66% du capital pour un prix d'achat de 79,5 millions d'euros. Mais selon un premier accord de principe, qui est en fait toujours en négociation, le constructeur italien devait en fait reprendre 48% du capital et sera accompagné d'un investisseur italien indépendant, la Fundazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste.

Cet accord conclu avec l'ancien gouvernement disait que côté français, l'Etat (qui détient un tiers du capital de STX France) conservera un droit de veto et le constructeur militaire public français DCNS devait entrer à hauteur de 12%.

Reste à savoir comment ce texte évoluera. Ce schéma inquiétait les syndicats et les élus locaux, pour qui Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien et risquait de vouloir privilégier ses propres chantiers italiens.