Nantes: Ils veulent relancer la mode du sac banane (mais pourquoi?)

LIFESTYLE Après un crowdfunding, ils lancent leur production ce lundi... 

Clément Carpentier

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Thomas Birault (à gauche) et Régis Guérin (à droite) avec leur banane.
Thomas Birault (à gauche) et Régis Guérin (à droite) avec leur banane. — Anna Delachaume
  • Un produit 100% français
  • Un projet avec une dimension caritative

Elle est éternelle ! Peut-être plus à la mode en ce moment mais toujours là. La banane traverse les générations. Deux Nantais veulent la remettre au goût du jour. Un beau défi.

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L’exemple du Slip français

Cette idée, Régis Guérin l’a eu en observant « l’aventure du Slip français. Je m’en suis beaucoup inspiré. Je voulais trouver un objet très porté mais qui était tombé dans l’oubli ». Finalement, cet ancien étudiant d’école de commerce penche assez rapidement pour la banane avec un objectif : la déringardiser comme il dit.

Avec son copain Thomas Birault, il se lance dans l’aventure sans savoir où cela le mènera. La marque Les Petites Nomades voit le jour et aujourd’hui, une centaine de sacs banane sont déjà en commande. « Le défi est de prouver que l’on peut faire du beau et de la qualité à un prix raisonnable en réduisant les intermédiaires. Il y avait un vrai besoin », explique Régis Guérin.

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Une production locale

Mais attention, les deux Nantais ne sont pas là que pour faire uniquement du business. Derrière leur projet, il y a « des valeurs et des convictions portées à la taille ou en bandoulière » comme ils aiment le dire. Par exemple, leurs sacs banane sont fabriqués de manière artisanale en France dans un atelier de couture de la ville. À croire, les deux jeunes hommes, le but est même de « rapatrier tous leurs fournisseurs dans l’hexagone. Ce n’est pas qu’un objet, l’image est aussi très importante pour nous. Il y a un message »

Il existe plusieurs sortes de banane.
Il existe plusieurs sortes de banane. - Anna Delachaume

Pour réussir leur pari, ces Nantais ont lancé, il y a un mois, un financement participatif. Grâce à la plateforme Ulule, leur carnet de commandes s’est rempli au fil des jours. Ils en sont à 107 sacs banane vendus à deux jours de la fin, dimanche. « À partir de lundi, on lance la production. Pour l’instant, la vente se fait sur Internet mais on espère développer des partenariats par la suite », raconte Régis Guérin.

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Une projet caritatif

Leur projet a aussi une dimension caritative. En effet, les deux Nantais sont liés à l’association L’enfant@l’hôpital. Présente dans 50 services hospitaliers et centres de rééducation, elle aide chaque année plus de 3.000 enfants et leurs enseignants à surmonter leurs difficultés et à apprendre autrement.

Et ce n’est pas que des paroles puisque pour un sac banane acheté, un euro est redistribué à l’association. Ce financement permettra, à long terme, de développer Kolibri, une plate-forme interactive qui permet des ​dialogues et rencontres​ entre les enfants​ ​et des voyageurs​ aux quatre coins de la planète. Tout est donc réuni pour reprendre une bonne vieille banane sur soi.