Jugement très attendu pour l'«Erika»

JUSTICE Le tribunal de grande instance de Paris rend son jugement mercredi, huit ans après le naufrage du pétrolier...

M.-C. S.

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Le premier grand procès d'une catastrophe écologique en France trouve son épilogue mercredi avec un jugement qui doit désigner les responsables de la marée noire provoquée par le naufrage de l'Erika en décembre 1999, et fixer le montant du chèque qu'ils devront verser aux victimes.
Le premier grand procès d'une catastrophe écologique en France trouve son épilogue mercredi avec un jugement qui doit désigner les responsables de la marée noire provoquée par le naufrage de l'Erika en décembre 1999, et fixer le montant du chèque qu'ils devront verser aux victimes. — Marine Nationale AFP

C'est cet après-midi que le tribunal de grande instance de Paris rendra le jugement du procès de l'Erika. Huit ans après le naufrage du pétrolier et six mois après la fin des débats, les 15 prévenus et pas moins de 101 parties civiles sont dans l'attente. A suivre en direct, sur 20minutes.fr.

«Servir d'exemple»

«Ce jugement est très important, il devra servir d'exemple», déclare l'association Les Amis des collectifs marées noires. Portée partie civile, elle rassemble une quarantaine de collectifs, des organisations professionnelles et des collectivités territoriales. «Nous dénonçons le fonctionnement du transport maritime afin de décourager les négligents», explique Marinette Colin, la présidente.

Du côté des indemnisations, l'association demande « un euro symbolique, pour faute inexcusable afin qu'un plus grand nombre de personnes soient condamnées ». Le conseil général de Loire-Atlantique réclame quant à lui, « 5,6 millions d'euros ».

>> Retrouvez notre dossier sur l'Erika

La Confédération paysanne, dont dépend le syndicat des paludiers de Guérande, attend « 300 000 euros pour les heures passées à nettoyer et protéger ». Le maire du Croisic, Christophe Priou, espère obtenir « 184 000 euros pour le matériel qui n'a toujours pas été remboursé et 126 000 euros pour atteinte à l'image touristique du Croisic ». Enfin, la région Pays de la Loire, associée à la Bretagne et au Poitou-Charentes demande « 400 millions d'euros » de réparations.

Tous estiment avoir subi un préjudice moral, écologique, économique. «Nous attendons de lourdes condamnations. Les pollueurs devront être les payeurs» conclut Marinette Colin.

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