Pas de service minimum dans les écoles nantaises

A Nantes, Guillaume Frouin

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En France, l'Ecole peine à concevoir et à enseigner l'histoire de l'immigration en tant qu'"histoire commune concernant l'ensemble de la nation", selon un rapport du professeur d'histoire et chercheur à l'INRP Benoît Falaize.
En France, l'Ecole peine à concevoir et à enseigner l'histoire de l'immigration en tant qu'"histoire commune concernant l'ensemble de la nation", selon un rapport du professeur d'histoire et chercheur à l'INRP Benoît Falaize. — Mychele Daniau AFP

Le recteur est prévenu. Alain Robert, adjoint (PS) à l’Education à la mairie de Nantes, a confié à «20Minutes» qu’il n’organisera pas de «service minimum d’accueil» dans les écoles primaires de la ville lors de la prochaine grève du 24 janvier.

Mardi, le ministre de l’Education, Xavier Darcos (UMP), a envoyé une note aux recteurs, proposant une «convention-type» aux mairies «volontaires» pour expérimenter le système. Des «compensations financières» leur seraient apportées, financées par les retenues sur les salaires des enseignants grévistes.

«C’est une manoeuvre grossière pour embarrasser les mairies socialistes, juste avant les municipales», fustige Alain Robert. La mesure pourrait en effet être accueillie favorablement par les parents d’élèves.

A Nantes, «un effort d’information est fait» pour que les parents puissent s’organiser à l’avance. «Et puis, sur une journée d’action ponctuelle, il existe beaucoup de solidarités de proximité dans la famille, entre amis ou autres parents d’élèves», poursuit Alain Robert, qui estime que tout cela «limite les inconvénients» d’une grève.

«Fermetures de postes»

Sur le fond du dossier, l’adjoint de Jean-Marc Ayrault voit dans la «manœuvre» de Xavier Darcos une «tentative de masquer l’échec du dialogue social dans l’Education nationale», en le «faisant porter aux collectivités locales».

Il affirme par ailleurs que des «consignes orales» ont été données aux inspecteurs d’académie pour «ne pas communiquer avec les mairies sur la préparation de la prochaine carte scolaire». «Cela laisse présager de prochaines fermetures de postes», analyse Alain Robert.