Nantes: Un incendie au centre culturel kurde, la piste criminelle privilégiée

FAITS DIVERS Le sinistre s'est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche...

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'un camion de pompiers en Ille-et-Vilaine.
Illustration d'un camion de pompiers en Ille-et-Vilaine. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La piste d’un acte volontaire est privilégiée. Un incendie a ravagé partiellement ce week-end un centre culturel kurde qui abrite le siège régional du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F), a-t-on appris lundi. Le sinistre s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche dans le bâtiment, à Saint-Herblain. Il n’y avait personne au moment des faits.

« Quand nous sommes arrivés, les pompiers nous ont dit que la chaîne et le cadenas sur la porte avaient été sectionnés », a relaté Sinan Zer, le porte-parole du Conseil démocratique kurde en France pour la région Ouest.

Référendum en Turquie

Le feu aurait détruit tous les dossiers du CDKF. « Nous n’avons pas reçu de menaces, mais cet incendie s’est produit dans une ambiance particulière » liée au référendum organisé en Turquie sur l’extension des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, a-t-il souligné.

« Nous combattons ce référendum », a précisé M. Zer selon lequel l’installation d’une tente pour le "non" par le CDKF a été refusée par la préfecture de Loire-Atlantique. « Elle a invoqué la question de la sécurité », a-t-il précisé. « On sent une ambiance lourde », a-t-il commenté, faisant allusion à des « associations proches du président » turc.

La communauté kurde compte entre 1.500 à 2.000 personnes dans la région de Nantes, selon M. Zer. Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) fédère près de 25 associations.