Notre-Dame-des-Landes: Macron veut «apaiser les choses» avant de lancer le projet d'aéroport

POLITIQUE Le candidat d'En Marche s'est exprimé sur la question jeudi soir sur France 2...

J.U.

— 

La Zad sur le site de Notre-Dame-des-Landes, le 5 janvier 2016
La Zad sur le site de Notre-Dame-des-Landes, le 5 janvier 2016 — LOIC VENANCE AFP

Sa ligne semble avoir encore un peu évolué concernant cet épineux dossier. Invité de l’Emission politique sur France 2 jeudi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé sur le transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes.

>> «L'Emission Politique»: Ce qu'il faut retenir du passage d'Emmanuel Macron

« Mon souhait est de faire respecter le vote [le référendum de 26 juin] et donc de faire [l’aéroport] », a affirmé le candidat d’En Marche, qui a précisé sa « méthode », refusant de faire « un Sivens puissance 10 ». « Il y a un problème d’ordre public, a-t-il continué. Je vais nommer un médiateur pendant six mois maximum pour faire descendre la pression. A l’issue de cette période, je prendrai mes responsabilités et je ferai évacuer la zone avec les forces de l’ordre qui s’imposent. (…) J’essayerais d’apaiser les choses. »

« Une dernière fois, regarder les choses »

En février, Emmanuel Macron avait dit qu’il était plutôt opposé au projet d’aéroport sur le fond mais que celui-ci devait tout de même voir le jour en raison de l’avis favorable des électeurs de Loire-Atlantique.

Il avait annoncé dans la foulée l’idée de la nomination d’un médiateur, pour, à l’époque, « une dernière fois, regarder les choses » sur le fond du projet en termes « économiques, environnementaux, d’empreinte carbone, de capacité à développer ».