Présidentielle: La maire de Nantes défend Hamon, le maire de Saint-Nazaire agite le vote utile

POLITIQUE Johanna Rolland n'apprécie pas le soutien de Valls à Macron. David Samzun, lui, est tenté par la démarche...

Frédéric Brenon

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Manuel Valls, Premier ministre, et Johanna Rolland, maire de Nantes.
Manuel Valls, Premier ministre, et Johanna Rolland, maire de Nantes. — S.Salom-Gomis/ Sipa

En difficulté dans les sondages, le candidat PS à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, est également confronté au ralliement de plusieurs socialistes à Emmanuel Macron. Dernier en date : l’ex Premier ministre Manuel Valls ce mercredi matin. Qu’en pensent Johanna Rolland, maire de Nantes, et David Samzun, maire de Saint-Nazaire, deux élus socialistes qui soutenaient Manuel Valls lors de la primaire à gauche en janvier ?

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« La parole donnée cela compte »

« Je suis en désaccord avec la position de Manuel Valls. Pour moi le respect de la parole donnée cela compte. Avec ma sensibilité propre, je soutiens sans ambiguïté la candidature de Benoit Hamon au premier tour de cette élection », annonce Johanna Rolland qui dit également regretter « profondément la division de la gauche pour cette élection ». « Une division stérile qui n’offre ni perspective d’espoir, ni le chemin de la confiance face au projet de régression ultralibérale de François Fillon ou au danger du Front National », ajoute-elle.

« Le risque est réel », s’alarme David Samzun

David Samzun lui, confie « ne pas encore avoir fait son choix » pour le premier tour. Mais on comprend que la menace de la droite l’inquiète au point d’être fortement tenté par Emmanuel Macron. « Force est de constater qu’il y a une réelle difficulté avec le projet de Benoît Hamon. Il peine à rassembler et le temps presse. »

Le maire socialiste de Saint-Nazaire David Samzun.

« La situation que nous vivons est inédite sur le plan politique, insiste le maire nazairien. Fillon n’est pas encore disqualifié. Il y aura beaucoup de votes bancs, beaucoup de gens vont rester à la maison au lieu d’aller voter. Je ne veux pas être convoqué à un scénario catastrophe : être obligé de choisir entre une droite dure et l’extrême droite. Ceux qui disent que ce n’est pas possible que Marine Le Pen soit élue présidente, moi je leur réponds que le risque est réel. Je ne veux pas prendre pas ce risque et me réveiller avec la gueule de bois. »