Nantes: Comment les tacos sont devenus des phénomènes de restauration rapide

RESTAURATION Que vous habitiez en centre-ville ou non, impossible de ne pas les voir: une petite dizaine de boutiques de tacos ont vu le jour à Nantes en l’espace d’un an…

Geoffrey Clémençon

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Le taco de Tacos Tac préparé en moins d'une minute.
Le taco de Tacos Tac préparé en moins d'une minute. — G.Clémençon/20Minutes

Comme des petits pains ou plutôt comme des galettes de maïs. Une petite dizaine de restaurants ont ouvert. Difficile de manquer les enseignes de tacos à Nantes, tant ce plat d’origine mexicaine à base de viande et de sauce fait un tabac.

Symbole de cet engouement, une longue banderole noire dépliée le long du trottoir devant O’Tacos pour séparer la file d’attente et les simples passants. « Depuis l’ouverture l’an dernier, on n’a pas de période de creux. C’est un vrai succès », se réjouit Christopher Benjamin, le manager de l'enseigne.

Les kebabs se mettent aux tacos

Les raisons de cette frénésie culinaire ? « On choisit ce que l’on veut mettre dans son sandwich, c’est comme au Subway sauf que ce dernier ne dispose pas de tous les aliments. Et cela nourrit mieux qu’un kebab ou qu’un fast-food ordinaire. Enfin c’est rapide, en trois ou quatre minutes on est servi », affirme une habituée des lieux, Naoual Bourayou.

Un triomphe dont se sont emparés justement les kebabs qui sont de plus en plus nombreux à proposer aux aussi des formules tacos.

Tacos tac a ouvert deux restaurants à Nantes dont le dernier il y a un peu plus d'un mois.
Tacos tac a ouvert deux restaurants à Nantes dont le dernier il y a un peu plus d'un mois. - G. Clémençon

 

Chacun reprend le taco à sa sauce

C’est là que le bât blesse pour le gérant Thomas Melara de Tacos Tac : « Je suis d’origine hondurienne, pays d’Amérique Centrale. Quand je vois des tacos servis avec des frites cela me fait doucement rire. La recette est simple : une galette de 15 cm garnie avec du porc, du poulet ou du bœuf. Un peu de fromage et des haricots. Sans être puriste, il n’y a pas de frites ou de sauce samouraï dans un vrai plat latino-américain. Pour moi, ce sont des fakes, des faux. »

Chaque enseigne reprend pourtant le taco à sa sauce, et le revisite. Ce qui prouve la force de cet effet de mode… jusqu’au prochain, pour Christopher Benjamin : « Il y a eu le hamburger et le kebab, il y aura encore de nouveaux plats. Mais chacun a sa clientèle, y compris lorsqu’on pratique la même cuisine. » Pas de conflit donc entre les différents restaurants, simplement une vraie opportunité commerciale de surfer sur un phénomène qui a le vent en poupe.