Nantes: Les éboueurs en grève à partir de lundi

SOCIAL Les éboueurs nantais ont déposé un préavis de grève pour le lundi 27 mars, ils demandent des créations de poste et une réorganisation de leur journée de travail...

Geoffrey Clémençon

— 

Des ordures qui s'entassent boulevard Dalby à Nantes.
Des ordures qui s'entassent boulevard Dalby à Nantes. — F.Brenon/20MInutes

« Le fini-parti, ce sera terminé au 1er octobre. Nous nous sommes mis d’accord avec les organisations syndicales. Nous ne reviendrons pas sur cette décision. » Michèle Gressus, vice-présidente de Nantes Métropole, est très claire sur le sujet. Mais ce n’est pas la disparition du « fini-parti » qui dérange les « ripeurs » nantais, en grève à partir de lundi, comme l’explique le secrétaire général de la CGT Jean-Luc Chalet : « On est content de rentrer à la maison moins fatigués mais on souligne un paradoxe. On met plus de temps à ramasser des bacs et on veut supprimer huit tournées soit 24 postes. »

Plus de sécurité donc plus de temps pour réaliser la collecte

Selon la réglementation R437, pour des questions de sécurité, les éboueurs ne courent plus après la benne, ne ramassent que les bacs à droite de la chaussée, ce qui implique que le camion doit faire demi-tour vu que les agents ne traversent plus la route, et ne se préoccupent plus des cartons ou des sacs en dehors des bacs. Pour le militant CGT, une question se pose : « Comment on décline la journée de travail avec ces questions de sécurité ? On met plus de temps, au lieu de supprimer des postes, il faut en créer ! Tous les syndicats sont unanimes, il est impossible d’augmenter le tonnage des tournées et d’évoquer la sécurité des agents. » Pour l’instant des collectes de rattrapage se déroulent les après-midi organisées par Nantes Métropole.

Derrière le sempiternel débat entre une logique budgétaire et une logique humaine, un raisonnement plus pragmatique s’impose selon Jean-Luc Chalet : « Avant, les agents mettaient un coup de collier, au détriment de leur santé, pour finir plus tôt avec le “fini-parti”, maintenant on a une journée de sept heures. Il faut discuter sur la manière de l’organiser. » Discuter, Michèle Gressus ne demande pas mieux : « Nous avons ouvert le dialogue avec les représentants du personnel. Nous allons le poursuivre. » Selon cette dernière, 127 éboueurs sont concernés contre 210 pour la CGT. La grève débute à partir du lundi 27 mars.