Nantes: Chlorophylle, le pionnier du bio devenu leader local

COMMERCE La coopérative nantaise vient d'ouvrir son sixième magasin dans l'agglomération nantaise...

Frédéric Brenon
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L'enseigne Chlorophylle vient d'ouvrir à Sainte-Luce-sur-Loire son sixième magasin.
L'enseigne Chlorophylle vient d'ouvrir à Sainte-Luce-sur-Loire son sixième magasin. — F.Brenon/20Minutes

Elle a créé son premier magasin à Saint-Herblain en 1990. Elle était alors l’un des pionniers français de la distribution de produits bio, au même titre que La Vie Claire. Vingt-sept ans plus tard, la coopérative Chlorophylle s’est imposée, sans faire de bruit, comme le leader des enseignes spécialisées sur l’agglomération nantaise, devant Biocoop.

Elle vient d’ailleurs d’ouvrir un sixième magasin (710 m2) à Sainte-Luce-sur-Loire, en bordure de la route de Paris. Et comptabilise au total plus de 30 000 familles adhérentes, servies par environ 70 salariés.

Du local autant que possible

« C’est une belle aventure humaine lancée, dès 1985, par une dizaine de personnes qui souhaitait promouvoir la vente du bio, raconte Cédric Cadoret, directeur de la coopérative. Ils étaient considérés comme des fous à l’époque ! Le marché est peu à peu devenu très attractif et le bouche-à-oreille a bien fonctionné. A tel point que les gens croient aujourd’hui que nous sommes une enseigne nationale. Mais pas du tout : nous sommes Nantais et souhaitons le rester ! »

L'enseigne Chlorophylle vient d'ouvrir à Sainte-Luce-sur-Loire son sixième magasin.
L'enseigne Chlorophylle vient d'ouvrir à Sainte-Luce-sur-Loire son sixième magasin. - F.Brenon/20Minutes

Dans un secteur très concurrentiel, Chlorophylle revendique un « bio de qualité » dont les 9 000 références de produits alimentaires et non alimentaires seraient « les plus locales possible ». « Certains font du bio un business parce qu’il y a un créneau à prendre, affirme Cédric Cadoret. Mais du bio qui vient de l’autre bout du monde ça n’a pas de sens. Nous travaillons avec 130 producteurs locaux dont la moitié sont basés en Loire-Atlantique. On veille à ne jamais vendre à prix coûtant, on respecte leur travail. »

« Oui, le bio coûte plus cher »

Cet « état d’esprit » se retrouve aussi dans la signalétique, les chariots et cabas, issus de matières recyclables, ainsi que dans la gestion des salariés, à qui sont proposées des «missions variées» et des « responsabilités ».

L'enseigne Chlorophylle vient d'ouvrir à Sainte-Luce-sur-Loire son sixième magasin.
L'enseigne Chlorophylle vient d'ouvrir à Sainte-Luce-sur-Loire son sixième magasin. - F.Brenon/20Minutes

Une démarche qui séduirait de « plus en plus » de clients, des jeunes parents, des cadres, des retraités. La plupart sont adhérents, ce qui leur permet de bénéficier d’une remise de 10 % à la caisse. « Faire mes courses ici a du sens, témoigne Violaine, cliente à Sainte-Luce. C’est devenu mon supermarché principal. J’y trouve quasiment tout. »

D’autres boudent encore, souvent en raison de prix jugés trop élevés. « Oui, le bio coûte plus cher, admet Cédric Cadoret. Mais il crée des emplois, il est meilleur pour la planète, meilleur pour notre santé. On retrouve du goût aux produits. La part de l’alimentaire ne représente plus grand-chose aujourd’hui. ll faut savoir ce qu’on veut. »