Loire-Atlantique: La nouvelle préfète déplore «un étonnement qui perdure» à son encontre

ADMINISTRATION Nicole Klein succède à Henri-Michel Comet à la tête de la préfecture de région Pays de la Loire et du département de Loire-Atlantique...

Frédéric Brenon

— 

Nicole Klein, préfète de la région Pays de la Loire et du département de Loire-Atlantique.
Nicole Klein, préfète de la région Pays de la Loire et du département de Loire-Atlantique. — F.Brenon/20Minutes

Sans attendre l’élection présidentielle, un jeu de chaises musicales s’opère à la tête des préfectures. A Nantes, Henri-Michel Comet cède sa place de préfet de région Pays de la Loire et préfet de Loire-Atlantique à Nicole Klein.

Cette Parisienne d’origine âgée de 65 ans était auparavant préfète de la nouvelle région Normandie depuis janvier 2016. Elle a déjà exercé en Loire-Atlantique en 2000-2001 en qualité de secrétaire générale de la préfecture. « C’est un plaisir de revenir dans un territoire que j’ai apprécié », confie-t-elle.

« Notre-Dame-des-Landes, je vais m’en occuper, bien sûr »

Ses principales missions ? L’aménagement du territoire, le développement économique et la sécurité, « une problématique de plus en plus prégnante », estime-t-elle. Notre-Dame-des-Landes sera aussi un gros dossier. « On m’en a évidemment parlé avant que j’arrive. Il y a des décisions qui devront être prises. Une déclaration d’intérêt général qui doit être prolongée. Je vais m’en occuper, bien sûr. »

Nicole Klein est actuellement l’une des trois femmes nommées à la tête d’une préfecture de région. Elles ne sont également qu’une quinzaine à être préfètes de département. « La première préfète date de 1980, c’est assez récent, rappelle-t-elle. Il y a un souhait de l’Etat de nommer plus de femmes à ces postes. Ça évolue progressivement. »

« Il me fallait sans cesse faire mes preuves »

La nouvelle préfète de Loire-Atlantique évoque volontiers la différence de regard porté aux femmes hauts fonctionnaires. « Les hommes, et même les femmes, ne sont pas habitués à voir des femmes dans l’exercice du pouvoir, observe-t-elle. Au début, il me fallait sans cesse faire mes preuves. On m’appelle encore parfois "madame la sous-préfète". Il y a un certain étonnement qui perdure. Ce n’est jamais gagné, c’est un long chemin. »

Nicole Klein conclut par une anecdote révélatrice. « Beaucoup de mes camarades de promotion à l’ENA trouvaient que, pour une femme qui avait trois enfants, le tribunal administratif c’était quand même mieux que le corps préfectoral. C’est un choix de carrière et un choix de vie. Je ne l’ai jamais regretté. »