VIDEO. Famille disparue à Orvault: Les enquêteurs se penchent sur la personnalité du fils

FAITS DIVERS Le couple Troadec et ses deux enfants n’ont plus donné signe de vie depuis le 16 février. La piste criminelle est privilégiée…

F.B.

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La maison de la famille Troadec à Orvault près de Nantes.
La maison de la famille Troadec à Orvault près de Nantes. — F.Brenon/20Minutes

Onze jours après le signalement de la disparition du couple Troadec et de ses deux enfants, à Orvault, près de Nantes, les enquêteurs, qui privilégient la piste criminelle, s’interrogent particulièrement sur la personnalité du fils aîné. Lui non plus n’a pas donné la moindre nouvelle à ses amis depuis le 16 février.

Sébastien Troadec, 21 ans, ne vivait plus au domicile familial mais était installé en Maine-et-Loire pour ses études de BTS informatique. Sa voiture, une 307 Peugeot, n’a toujours pas été retrouvée, contrairement à celles de ses parents découvertes stationnées à Orvault. Des perquisitions ont été effectuées dans son logement, sans résultat probant révélé à ce stade.

« Putain, vivement ma mort »

Sébastien est également décrit comme ayant « souffert de fragilités psychologiques » il y a quelques années, selon une source proche du dossier.

De source policière, ce dernier avait proféré des menaces de mort sur un blog en 2012, alors qu’il était scolarisé dans un lycée d’Orvault. Il aurait par ailleurs écopé de travaux d’intérêt général pour harcèlement, selon Le Parisien.

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Sur des messages Twitter datant de 2013, le jeune homme semblait en vouloir à son père. « Punaise hier de 2 h du mat à 20 h mon père gueuler j’arrête pas de lui dire "ferme ta gueule" il continue à brayer », écrivait-il. « Mes parents gueulent tout le temps et boivent », a-t-il ajouté une autre fois.

Un tatouage de larmes

Sur son compte Instagram, Sébastien Troadec se décrit avec la phrase suivante : « On arrête d’avoir peur du monstre en dessous du lit lorsqu’on comprend que ce sont nous les monstres ». Il a aussi publié une photo troublante le 8 août 2016. On le voit tester virtuellement un tatouage de larmes sous l’œil, symbole associé couramment dans les prisons au meurtre ou à la tentative d’assassinat. Ce symbole est également plus largement utilisé pour exprimer la perte d’un proche.

 

Quand je test de faire des tattoos sur photoshop #photoshop #tattoo #teardrop

Une publication partagée par Sébastien (@azerttreza666) le 8 Août 2016 à 11h43 PDT

Traces de sang et éléments suspects

Le parquet de Nantes a ouvert une enquête criminelle pour « homicides volontaires, enlèvements et séquestrations » après la découverte au domicile familial de traces de sang appartenant aux membres de la famille. « Ces traces de sang nous inquiètent. Elles nous font penser qu’il y a eu une scène de violences », indique le procureur de la République, Pierre Sennès.

Derrière les volets de la maison restés entrouverts, les enquêteurs ont également constaté l’absence de draps sur les lits, de brosses à dents et de brosses à cheveux dans la salle de bains. Le chauffage était coupé et du linge humide se trouvait encore dans la machine à laver.