Notre-Dame-des-Landes: Emmanuel Macron veut un médiateur et pas d'expulsion

AÉROPORT Le candidat à l'élection présidentielle n'est pas favorable au projet mais entend faire respecter le vote des électeurs de Loire-Atlantique...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron lors de son meeting à Lyon le 4 février 2017.
Emmanuel Macron lors de son meeting à Lyon le 4 février 2017. — Michel Euler/AP/SIPA

Emmanuel Macron poursuit son numéro d’équilibriste au sujet de Notre-Dame-des-Landes. Après avoir annoncé la semaine dernière qu’il était plutôt opposé au projet d’aéroport sur le fond mais que celui-ci devait tout de même voir le jour en raison de l’avis favorable des électeurs de Loire-Atlantique, l’ex-ministre de l’Economie a indiqué ce jeudi qu’il nommerait « un médiateur » dans les six mois qui suivraient son éventuelle élection à l’Elysée.

Interrogé par l’ONG environnementale WWF, le candidat à l’élection présidentielle a expliqué que ce médiateur serait chargé de regarder « le projet Nantes-Atlantique », l’actuel aéroport qui pourrait être modernisé.

Pas d’évacuation des opposants

Dans ce dossier, Emmanuel Macron dit souhaiter « une dernière fois, regarder les choses » en termes « économiques, environnementaux, d’empreinte carbone, de capacité à développer ».

Il a également écarté l’idée d’une évacuation des opposants à un nouvel aéroport : « Je ne veux pas d’évacuation (…) il n’y aura pas de brutalité », affirme-t-il.

La plupart des candidats sont opposés

Dans un communiqué, Bruno Retailleau, le filloniste président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, l’a qualifié de « prince de l’ambiguïté » sur le sujet.

Pour rappel, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Marine Le Pen sont opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. François Fillon y est favorable.

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