Rezé: Des stations de mesure pour vérifier les émissions de la chaufferie de Trentemoult

ENVIRONNEMENT Des appareils de contrôle de la qualité de l'air seront installés à Trentemoult et aux Couëts...

Frédéric Brenon

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La chaufferie bois et gaz de la Californie doit démarrer le 28 novembre 2016.
La chaufferie bois et gaz de la Californie doit démarrer le 28 novembre 2016. — F.Brenon/20Minutes

Mise en service le 28 novembre, la chaufferie de la Californie, à Rezé, inquiète toujours une partie de la population riveraine. Les quartiers de Trentemoult (Rezé) et des Couëts (Bouguenais) sont en effet situés à proximité de l’équipement qui alimente le réseau de chaleur Centre-Loire via une chaudière gaz et une chaudière bois (ouverture en 2019).

Les riverains craignent que les fumées crachées par les hautes cheminées de la chaufferie soient une source de pollution, notamment en particules fines.

Qualité de l’air publiée en temps réel

Pour tenter de les rassurer, Nantes métropole annonce que deux stations de mesure de la qualité de l’air seront installées ces prochains jours à Trentemoult et aux Couëts.

Ces deux stations mesureront les particules fines (PM10), le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote. Le suivi de ces stations sera assuré par Air Pays de la Loire, organisme agréé. Les mesures seront accessibles en temps réel et à tout moment sur le site internet d’Air Pays de Loire. « Une évaluation sera faite chaque année et un bilan sera fait à l’issue de cette période », promet Nantes métropole.

De la chaleur pour 40.000 logements

Le réseau de chaleur Centre-Loire fournit du chauffage et de l’eau chaude, au moyen d’énormes tuyaux, à 350 bâtiments, soit l’équivalent de 40.000 logements, au sud de l’île de Nantes et sur le secteur Pirmil-Les Isles-Saint-Jacques.

Selon Nantes métropole, la chaufferie de la Californie, qui fonctionne en complément d’une autre chaufferie plus puissante installée Prairie de Mauves, contribuera à offrir aux habitants une énergie « sûre à un coût maîtrisé », à « diminuer les émissions de gaz à effet de serre », et ainsi accélérer la « transition énergétique » de l’agglomération nantaise.