Loire-Atlantique: La préfecture veut installer des faux radars

SÉCURITÉ ROUTIÈRE Le préfet veut inciter les conducteurs a réduire leur vitesse au volant...

Frédéric Brenon

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Un radar fixe de contrôle de vitesse.
Un radar fixe de contrôle de vitesse. — P.Huguen/AFP

Le nombre de morts et de blessés a diminué sur les routes de Loire-Atlantique en 2016. Mais cela ne suffit pas à satisfaire le préfet. « Six personnes meurent sur les routes chaque mois. Ça reste considérable. On ne peut pas l’accepter », assure-t-il.

Outre l’alcool au volant, la vitesse est clairement montrée du doigt. Plus de 1.000 excès de vitesse sont relevés chaque jour sur les radars fixes. Pour inciter les automobilistes à lever le pied, la préfecture envisage donc d'augmenter et diversifier les appareils de contrôles.

« Nous voulons utiliser davantage de radars double-sens, davantage de radars autonomes chantiers, ajouter des radars mobiles et même des radars leurres », annonce Henri-Michel Comet, préfet de Loire-Atlantique.

«Susciter l'inquiétude du contrôle»

Les radars leurres sont des radars, d’apparence identique aux vrais, mais qui ne flashent pas. Ils s’accompagnent souvent de panneaux leurres. Ils servent à donner envie aux conducteurs de ralentir. Les premiers modèles ont été installés en France début 2016, mais aucun en Loire-Atlantique.

« L’objectif est de susciter l’inquiétude du contrôle sur plusieurs kilomètres. Faire en sorte que le conducteur ne réaccélère pas juste après le radar fixe », justifie Henri-Michel Comet.

Le calendrier d’installation n’a pas été dévoilé. « On doit d’abord faire une analyse de l’accidentologie », précise le préfet.