IAM, le standing ovation tour

NANTES Pluys de 4000 personnes ont assisté vendredi soir au concert...

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Vendredi soir, plus de 4000 personnes se sont retrouvées au Zenith de Nantes, pour ce qui ressemblait à la dernière tournée du groupe IAM. Blancs, Arabes et Noirs, mais aussi jeunes enfants et de nombreuses filles, le public des pharaons du rap français est toujours plus éclectique. La moyenne d'âge est plus proche de 25 que de 15 ans, et de nombreux trentenaires viennent ici écouter le son de leur adolescence. La première partie du chanteur Rn'B Saïd, produit par les Marseillais,   n'a pas suscité l'enthousiasme. Mais lorsqu'il termine par un extrait de « Ca s'passe comme ça chez le Mac », les bras se lèvent, les voix s'élèvent et une onde électrique traverse la foule.
Entrée sur scène des membres d'IAM. Première constatation : il sont six, comme pour leur premier album en 1991. Avec T-shirts, jeans et baskets, les rappeurs sont loin de l'ambiance « bling-bling » du rap actuel. Les titres se suivent, de l'ancien et du nouveau, dans un état d'esprit immuable. Ceux qui remportent le plus de succès sont issus de l'album « l'école du micro d'argent », certifié disque de diamant en 2006 (un million d'albums vendus), et sortit il y a dix ans. Politisés mais loin des partis et des dogmes, prônant la diversité sans jamais être communautaires, les textes d'IAM sont devenus intemporels et sont désormais promus au titre de « classiques » du rap. Dernier titre. Rappel. Dernier titre. Deuxième rappel, pour terminer sur « Demain c'est loin », un morceau de neuf minutes sans refrain, pas de doutes : Akhenaton et Shurik'n sont encore au meilleur de leur forme. Le public achève le concert comme il l'a commencé : par une standing ovation destinée à saluer la carrière du groupe Marseillais, bien plus que leur performance de la soirée. Et comme pour montrer qu'ils seront toujours à part, les pharaons donnent rendez-vous à leurs disciples le 22 février 2008 à Gizeh, aux pieds des pyramides, pour un recital qui sera peut-être le dernier.